E76: Vendredi 15 avril // Syracuse – Crete

E76: Vendredi 15 avril // Syracuse – Crete

73,44km – 10h10′

Ce matin nous partons tous les cinq en même temps. C’est notre dernière journée complète avec nos « ouches », alors on en profite !
Une grande interrogation subsiste en ce début d’étape : nous avons des doutes concernant l’état des pistes où Serge est censé courir aujourd’hui. Et subir une crevaison en plein milieu du Nebraska ne serait pas la meilleure des idées. Après de nombreuses recherches hier à l’hôtel, nous n’avons obtenu aucune certitude concernant ce point, et c’est avec une légère appréhension que nous nous rendons au départ.
Mais les nouvelles vont être vite rassurantes. Nous nous retrouvons au 3ème kilomètre en compagnie d’une piste certes, mais de bonne facture. Pas forcément l’idéal pour y courir, mais au moins Serge y est tranquille et nos véhicules peuvent rouler en toute sérénité.
Une fois le premier ravitaillement terminé, Emmanuelle et René partent au Walmart de Lincoln, afin de faire un dernier plein avant la réduction d’équipe de demain. De notre côté Philippe et moi assurons le ravitaillement avec classe et brio. Une alchimie est née en ce vendredi 15 avril.
Les seuls êtres vivants que nous croiserons de la journée seront nos amis les animaux. Plusieurs chevreuils du côté de Serge, tandis que Philippe et moi observons quelques écureuils, et même un cardinal (un vrai de vrai cette fois-ci).
Le vent est bel et bien de retour. Sauf que cette fois-ci, il est accompagné d’une poussière très intrusive. La moindre vitre ou porte ouverte laisse à chaque fois de grandes quantités pénétrer à l’intérieur des véhicules. Pas évident, surtout lorsqu’on approche des 30°C.
C’est d’ailleurs cette poussière qui explique en partie la faible densité de population dans le Nebraska, et dans le centre des Etats-Unis d’une manière générale. Car dans les années 1930, la région des Grandes Plaines a été touchée par ce qu’on appelle le Dust Bowl, une série de tempêtes de poussières détruisant les récoltes et ensevelissant les maisons. Cette véritable catastrophe écologique a alors poussé les fermiers à migrer vers l’ouest et notamment la Californie dans le but d’y trouver des jours meilleurs. On estime le nombre de migrants à 3 millions de personnes.
Serge termine son étape aux portes de Crete, où nous dormons ce soir. Demain Emmanuelle et Philippe nous quitteront dans la journée, et c’est une autre organisation qui va devoir se mettre en place pour les prochaines semaines à venir. Bonne nuit à tous.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du samedi 16 avril: Etape 77