E32: Mercredi 2 mars // Ribeira de Santarem – Bobadela

E32: Mercredi 2 mars // Ribeira de Santarem – Bobadela

71,14km – 9H40

Lever différé  ce matin pour les suiveurs. Laure accompagne son chéri  au départ avec Monika et Christophe son frère venus pour faire des images de cette fin de partie européenne  du défi. Ils sont arrivés  hier soir assez tard après moult retards et péripéties. Avec Max nous avons eu le privilège  de prendre notre petit  déjeuner  à  l’hôtel, d’habitude c’est dans la chambre. Et nous voilà  au ravito du 10 ème km qui sera presque au 11ème,  pour des raisons de circulation  et de sécurité. Sur la nationale, le flot de circulation est ininterrompu. 9h00, il fait un petit 14 °C, avec un vent léger  et favorable  à  Sergio. Bon point . Après un raccourci de quelques kilomètres, retour sur  la N3. Vient ensuite la traversée  de Cartaxo, pas trop compliquée , la suite l’étant un peu plus  pour Serge qui se retrouve dans la même situation qu’hier, bloqué  entre deux murets de pierre pendant un grand moment,  avec beaucoup  de camions dont la majorité des chauffeurs sympas, s’écartant parfois plus que certains automobilistes sans scrupules. Le respect semble être une notion très personnelle. Cela n’empêche pas notre boss de courir et il avance vers l’objectif à  grand pas . Les ravitaillements se font pour la plupart sur les arrêts  de bus ou les parkings pour éviter de doubler  le danger avec deux individus l’un derrière  l’autre sur la chaussée. Le paysage ne mérite  pas trop que je vous le décrive aujourd’hui, c’est souvent le cas en approche des grandes villes ou capitales . Rien de très beau (voir les photos du jour) . Le vent a  amené des nuages qui cachent de temps en temps le soleil et le thermomètre descend  de quelques degrés chaque fois , cela reste acceptable, 19,6°C à  11h00 ! quand même. Le moral est au beau fixe. Enfin quelques  kilomètres  de répit, vers Vila Nova da Rainha, avec une chaussée  refaite et des bas-côtés larges plus propices à la course à pied. Monika et Christophe cherchent les sites les plus favorables à des séquences qui  pourraient  être  retenues pour le film qui sera tiré  de ce tour du monde. Laure, elle s’occupe avec sa petite voiture de guider son chéri, nous sommes aux points  de ravitaillements  et nos PV sont partis trouver un emplacement adapté  pour Adrienne  et prendre leur repas de midi. A part notre coureur,  quelques cyclistes osent  aussi défier la circulation intense. Une belle rencontre à  la station service où  l’on faisait le plein du 4×4, une voix en français  sans accent nous interpelle et nous souhaite  un” bon voyage ! ”. En fait il s’agit de Daniel, un expatrié habitant Azambuja depuis vingt ans et qui travaille à l’export dans une grande entreprise française qui construit des ponts dans le monde entier. Quelques échanges, remise d’une carte postale,  une bonne poignée de main et des souhaits pour notre défi de la part des habitants d’Azambuja. Sympa notre Daniel et Salut ! Peut-être une autre rencontre à  l’autre bout du monde? Qui sait? L’étape se poursuit au rythme des ravitos, un peu décalés parfois . Nous traverserons les villes “banlieues“ que sont Vila Franca de Xira, ville de tauromachie avec ses arènes où Béli, (c’est le surnom de Christophe ) et sa soeur Monika vont immortaliser le passage de Serge au pied du taureau emblème  de la ville, puis Alhandra, en longeant le Tejo toujours plus large, et Bobadela où se terminera cette avant – dernière phase européenne (partie 1), devant l’enseigne d’un supermarché Leclerc, l’un des partenaires  de notre runner. Une journée  tumultueuse  et pénible pour un coureur qui perçoit  tous les bruits de la route en plus des dangers permanents du trafic . Mais quand même  une belle  journée de 71,14 km en 9h40 mn. Et demain la der , une vingtaine  de kilomètres avec une arrivée à la Tour de Belem qui domine l’embouchure du Tage et qui protégea longtemps la ville des envahisseurs arrivant de l’océan Atlantique. Voilà.  Le rédacteur va aller se coucher, car demain ,lever 5h30  . A  demain

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Tracé du Jeudi 3 mars: Etape 33

E31: Mardi 1er mars // Mouriscas – Ribeira de Santarem

E31: Mardi 1er mars // Mouriscas – Ribeira de Santarem

70,3km – 9H33′

Premier jour de mars.7h30. Il fait un beau soleil au moment du départ, avec 1°C et l’herbe qui craque sous les pieds. Nous avons dormi dans un établissement de tourisme, une quinta où l’on a été très bien accueillis. Maison typique dans un parc d’eucalyptus. Dans le village du départ, un homme tond sa pelouse ! Déjà. Incroyable sous nos latitudes. Au Km15, des coquelicots en fleurs au bord d’un affluent du grand fleuve tout proche. Hier, nous avons quand même cueilli du mimosa pour parfumer et égayer nos véhicules . Laure est partie en avant pour une reconnaissance des 15 prochains kilomètres. Si pas de problème, nous ne la reverrons qu’à ce moment – là. Au km18 nous passons sur l’autoroute A23, celle qui va nous ramener en Espagne puis en France. Toujours fidèles à la N3 qui change sans cesse de physionomie, parfois large, parfois étroite, avec ou sans bas-côtés, le coureur doit s’en arranger. Il fait vite chaud et justement, Serge doit se protéger contre d’éventuels échauffements avec une pommade . Les arbres ici ont déjà de petites feuilles vert pâle, les bourgeons éclatent, c’est vraiment le printemps . 14°C à 10 h 00, pas trop mal . La circulation est clairsemée sur cette portion, probablement en raison de la proximité de l’autoroute A23. La culture principale du secteur est bien entendu l’olivier et les agriculteurs sont à la taille. Découverte d’un nouvel arbre du sud, le palmier. Encore une belle bosse à gravir en sortie de Alferrarede, notre “Toy” avec ses 309 000km au compteur peine un peu ! En plus nous sommes sûrement un peu chargés. On a besoin de lui ,il faut qu’il tienne le coup ! Voici Constância, passage sur un pont métallique au dessus du rio Zêzere et nous cheminerons en rive droite du Tejo. Après Constância, notre parcours passe entre un aérodrome militaire et une caserne des forces d’intervention rapide, pendant deux kilomètres. A Tancos, bourgade dangereuse s’il en est, la chaussée y est non seulement étroite, mais enserrée entre deux murets de pierre, aucune échappatoire possible pour un piéton. Heureusement, Laure est passée avant nous et a trouvé une contre-allée en bas de la rue, que Serge empruntera sur 500m. La suite est un dédale de petites routes et chemins non asphaltés, à partir de Vila Nova da Barquinha, afin de rejoindre la N 365 , passant tout au bord du fleuve près d’une Quinta abandonnée, la Quinta da Cardiga. Dans la plaine traversée, des champs de petits pois en fleurs, des choux et salades, avec des arrosages automatiques, et une ligne électrique à très haute tension, dont chaque pylône est squatté par deux, voire trois nids de cigognes, en couples, bien installées là, à claquer du bec, mais ne serait-on pas à la période des amours ? Nous traversons aussi une région de vignobles et sommes avant Santarem sur la route des vins de Ribatejo ( rota da vinho do Ribatejo ). A 14h30, il fait 22°C quand Serge entre dans Golega, la capitale du cheval et des cavaliers. (capital da cavalo) De nombreuses statues et références au cheval sont là pour le rappeler. Très belle ville presque entièrement pavée, avec comme partout une majorité de bâtiments blancs et ocres , particuliers ou officiels. Parfois il y a aussi du bleu, surtout les portes, portails et volets. On est sur l’itinéraire d’un des nombreux chemins de St Jacques de Compostelle et dans les villages, il y a nombre de toutes petites habitations situées près des églises et des monastères, qui ressemblent à ce que pourraient être des logements de pèlerins ? ? A vos ordinateurs une fois de plus. Nous attendons vos réponses ! Nous retrouvons nos PV sur la N365, en panne de GPS et qui ont un peu galéré avec Adrienne qui ne passe pas partout. Notre boss arrive à Pombalinho, puis il ira vers Vale de Figueira , au 60 ème km, et Alcanhões pour terminer l’étape à l’entrée de Santarem, à côté d’un passage à niveau gardé par une opératrice, qui ne chôme pas car le trafic est intense. Bilan de la journée : Arrivée à 27 m d’altitude, 70,30 km en 9h33 mn. Sergio a le sourire, il positive. Toute l’équipe vous salue . A+

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours de mercredi 2 et jeudi 3 mars : Etape32 et 33