E30: Lundi 29 février // Benquerença – Mouriscas 

E30: Lundi 29 février // Benquerença – Mouriscas 

71,11km – 9H49′

Une très belle journée sous le soleil avec un départ quelques kilomètres après Castelo Branco. Nous suivrons toute la journée la N3 qui longe l’autoroute A23, non sans mal car cette nationale a été par portion engloutie par l’autoroute et n’est plus réellement tracée. Ni une, ni deux, nous n’avons pas le choix, il faut trouver la solution et s’aventurer vers des voies indiquées sans issue mais qui en réalité existe bien et ne sont pas réellement sans issue, ouf. Nous allons suivre cet itinéraire bis, qui longe l’autoroute sous forme de montagne russe (d’où les 1180m de dénivelé positif du jour). Adrienne, le camping-car des PV, ne s’aventurera pas dans cette galère et ils nous retrouveront au barrage de Pracana. Dès lors, le parcours sera savoureux sur une petite route tortueuse, les mimosas, les pins parfument notre chemin. Nous savourons d’autant plus que l’approche de la capitale, sera moins tranquille.
L’équipe va bien, Max et René ont pris un petit temps pour déjeuner chez Adrienne et ce soir, Brigitte nous a une nouvelle fois régalé. Serge avance et commence à penser à Lisbonne et au départ à organiser pour les USA comme en atteste la vidéo du jour. Pour le moment, nous semons les Bom Dia à toutes les personnes que nous croisons dans ces villages paisibles et admirons les façades des maisons souvent de blanc vêtues avec un entourage ocre autour des portes et des fenêtres.
Pour l’anecdote, les PV ont déjeuner au barrage et bu le café avec des pêcheurs qui tenaient à les inviter à leur barbecue de poissons fraîchement pêchés. Sympa les portugais!

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du mardi 1er mars: Etape 30

E29: Dimanche 28 février // Penamacor – Benquerença 

E29: Dimanche 28 février // Penamacor – Benquerença 

72,15km – 10H06′

Réveil avancé pour Serge et moi – même . Maxime dort une petite heure de plus et nous le récupérons au passage devant l’hôtel. Ce matin 5°C , correct, par contre le vent toujours pas calmé. Violentes bourrasques mais cette fois-ci favorable au coureur. Bon point en début d’étape. A 1,5km du départ, une vraie côte de 1km à 10% de moyenne , ça vous chauffe les cuisses!. Le jour se lève doucement. On aperçoit le ruban plus clair de la route dans le fond de la vallée et les lumières d’un village perché au pied d’un piton rocheux très loin . Je n’ai pas vu une seule voiture dans la première demi-heure . Il faudra attendre encore dix bonnes minutes pour en voir une. 8h30. Je récupère Max et nous voilà sur la N 233, pas de Serge ? ? Il y avait en sortie de la ville de Penamacor un carrefour où les directions sont indiquées , mais pas le n° des dites routes , et à tous les coups, notre coureur est passé tout droit, mais pas vers le sud, vers l’ouest…… Nous trouvons sur le GPS , un chemin qui nous conduit sur la route qu’on suppose qu’il a empruntée. Petit chemin étroit avec des murets en pierres empilées de la largeur du 4×4 plus quelques centimètres seulement . Max qui vient de se lever se cramponne …on arrive sur la route de Serge et on le trouve quelques centaines de mètres plus en avant . Stop, ravitaillement et demi-tour par le chemin sur la N 233. Serge pas content et c’est normal, je viens de lui faire perdre 5km et ce n’est pas le jour . Aujourd’hui, c’est le passage des 2000 km au km 32,…et cet après midi ,il a un rendez-vous téléphonique pour une interview, encore faut – il qu’on soit près d’une ville pour avoir un bon réseau de télécommunication . Le soleil nous réchauffe et toute l’équipe à le sourire. En traversant Aguas, nous découvrons des citronniers,avec citrons, des aloe-veras , des figues de Barbarie et autres plantes grasses du sud non encore rencontrées jusque – là . A contrario, les derniers monts enneigés disparaissent petit à petit de notre vue . Le vent pousse toujours aussi fort notre boss, il doit vouloir se faire pardonner les misères qu’il lui a fait pendant plusieurs semaines ! Sur les routes ,nous voyons des voitures de vacanciers français. Nous traverserons les agglomérations suivantes avant Castelo Branco : Pedrogào, Sao Miguel de Acha , Escalos de Cima. Puis nous prendrons la N3 pour longer l’autoroute IP2. Pour l’instant nous allons enjamber le rio de Alpreade. Un oiseau nous chante un petit air à lui sur quatre notes tut,tut,tut tut ! C’est très bref mais répétitif et agréable sur un axe où la circulation s’est un peu intensifiée depuis la fin de matinée, sans être insupportable. Notre coureur avance bien, essayant probablement de récupérer une partie de ce que je lui ai fait perdre en début d’étape. Il n’est en tout cas pas bavard. Un point de comparaison avec la France, le prix des carburants, le gazole aux alentours de 1,08 euro le litre et le super à 1,40, il me semble . Nous sommes dimanche et il fait beau, nombreux sont les amoureux du vélo à avoir enfourché leur “bécane ”, mais nous voyons peu de runners par contre ? C’est au 33 ème km que Serge passe les 2000 km depuis Paris. Bravo Sergio ! Moyenne de 71 km / jour . Mieux serait difficile . A 15 h 30, une voiture s’arrête près du 4×4 . C’est Laure, l’épouse de notre boss runner ! Étreinte, normal ! A ce moment nous attaquons la traversée de Castelo Branco, par la ville qui est calme . Il y a de la place le long des grandes artères pour se glisser en stationnement et guider plus aisément le monsieur en bleu qui court. Un monsieur, justement tape à la fenêtre de notre véhicule et engage la conversation avec moi, puis avec Max qui guidait Serge. Il s’agit d’un ancien chauffeur routier international , qui a abandonné le métier pour devenir globe – trotter et profiter du fait qu’il a eu l’occasion de parler plusieurs langues dont le français, qu’il parle parfaitement, pour voyager dans le monde . Il avait remarqué nos posters du défi. Encore une belle rencontre. Nous arrivons vers l’embranchement de la N3 . Bravo, elle est interdite aux piétons ! Qu’à cela ne tienne , pas le temps de tergiverser ! On y va ….et Serge aussi , il y a des bas-côtés larges, pas de problème de sécurité pour lui, il a vu pire….. juste une question de règlement. On s’apercevra quelques instants plus tard que l’interdiction ne valait que pour une portion de cette route ! Conclusion, ne pas réfléchir mais foncer…..et advienne que pourra . Nous sommes à la sortie de la relative grande ville , et “the boss” décide d’arrêter l’étape trois km après ce ravitaillement, situé toujours sur la N3 , au rond point d’accès à l’autoroute A23 / IP2. Nous nous y rendons avec nos PV, qu’on avait perdus pendant la traversée de la ville, nos options ayant été différentes à un moment ! Tout rentrait dans l’ordre et ensuite retour à l’hôtel au sommet de l’agglomération qui est posée sur une butte. Une soirée studieuse avec Laure qui nous a rapporté les images des dernières étapes , jusqu’à Lisbonne. Changement de cartes SIM des téléphones etc … etc …. Et après , repas et gros dodo, car demain ça recommence . Bonne nuit à tous.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Tracé du parcours du lundi 29 février : Etape 29

E28: Samedi 27 février // Ituero de Azaba – Penamacor

E28: Samedi 27 février // Ituero de Azaba – Penamacor

70,68km – 9H46′

Alfaiates 6h30 locales, 7h30 côté espagnol. Un tout petit degré. Pas de pluie ,pas de neige . Bien . Nous allons au départ. A quelques kilomètres de Ituero, il se met à  neiger, ce sera donc pour Serge la même tenue qu’hier . 8h00. Il est en route vers la frontière. La neige vient de côté  presque à  l’horizontale, en rafales. Il doit s’agir de giboulées de mars en avance. La chaussée est belle avec bas-côtés. Espérons qu’il en sera de même dans le pays voisin . La petite lessive d’hier soir n’ayant pas séché,  le linge finit sur le tableau de bord du véhicule avec l’eau à  réchauffer du premier ravitaillement. Subitement , un grand coup de vent et avant que le soleil  n’apparaisse  derrière  la montagne , la lune nous fait un coucou, le ciel bleuit . Plaisir après la galère de la veille. En quelques minutes, les deux astres se font face, ils devaient avoir rendez-vous ! La demi-lune reste visible longtemps. Au km5, notre boss a  faim, il mangera deux brioches et posera sa tenue “pluie”. Malgré  le retour du gros disque chauffant , qui fut bref, la température reste bloquée  à 1°C avec un ressenti très  négatif  qui fait dire à Sergio qu’il a  vraiment froid . Le vent pousse les nuages à  vitesse  élevée, crainte pour nous d’une  récidive neigeuse ?

En attendant la frontière est proche et les PV doivent  nous y attendre avec un café bien chaud . Nous tangentons par la déviation la dernière agglomération  espagnole, Albergueria de Argañan. Peu de monde dehors ,à  part les éleveurs qui apportent du fourrage à  leurs animaux. A 10 h 00 l’astre solaire est invisible. Disparu. Ciel blanc – gris ? 10 h 30  passage au Portugal avec photos et interview.  Premier village, Aldeia de Ponte, que nous ne traverserons pas, déviation oblige. Direction  Alfaiates , puis Sabugal par la N233.3  . Un clin d’oeil du soleil, pas désagréable . Avec l’éclaircie nous voyons les montagnes des alentours bien blanches. Le compteur journalier du 4×4 se bloque , on a raté le ravito du 20ème km et notre coureur a faim. Nous devrons nous récupérer sur les deux prochains en les ramenant à  2x4km au lieu de 2x5km. Nous allons être attentifs aux bornes kilométriques du bord de route . Le panorama des montagnes est magnifique. Il s’agit de la Serra de Estrella. Traversée de Nava, petite bourgade au milieu des pins. Nous avons retrouvé de vraies forêts en nous approchant des montagnes. Il y a peu de circulation sur notre tracé ce qui n’est pas plus mal pour un coureur. A ce ravitaillement,  il aura droit à  un croque-monsieur,  de chez Brigitte ! Des chiens aboient au loin, je suis derrière un virage, mais je sais, Serge  arrive ! C’est bien lui.  Sabugal se présente à  nous maintenant, et c’est là que nous emprunterons la N 233 vers le sud.

A 13h00, le soleil perce enfin la couche nuageuse et tiédit un tantinet l’atmosphère. Heureux que nous sommes tous ! En contournant le centre ville de Sabugal, on découvre un très beau château  féodal et un obélisque en hommage à la bataille de Sabugal ? Qui peut nous en dire plus ?  Internautes, à  vos ordinateurs. Sinon, sortie  de la ville par une belle forêt de feuillus et de pins,  bien entretenue et sur une crête, un vent du nord très froid balayant la route, à  ne pas tenir une assiette en main au ravito ! Normalement , notre runner devrait en bénéficier dans quelques kilomètres quand notre tracé va bifurquer au sud . Quelques flocons de neige tombent  sur le myosotis voisin  qui est en fleurs, après  que Mr. soleil se soit caché de nouveau . Les nuages de la 1ère couche font une sorte de course folle, et les éoliennes nombreuses battent des ailes dans un souffle perceptible. Santo Estevão,  charmante bourgade de montagne aux rues étroites avec sa petite  épicerie et son étal de fruits et légumes sur le trottoir . Je m’y arrêterai d’ailleurs à l’une des rares fontaines en service qu’on ait rencontrée depuis longtemps, pour faire le plein d’eau pour notre vaisselle  . Pour Serge, ça se corse dès le panneau de sortie de village, un col de 3,5 km assez raide au milieu des eucalyptus, pins et oliviers,  des oliviers qu’on trouve en champs cultivés bien alignés . Descente sur Meimoa qui possède un barrage important et …des orangers, les premiers ! Et qui portent des fruits.  Encore dix éoliennes sur les crêtes  des collines entourant le plateau qui ne culmine plus qu’à  500 m d’altitude. C’est là que Serge décide de stopper son étape du jour à la borne 55. Il finit  de bonne heure . Encore 70,3km en 9h48,  altitude  d’arrivée : 503 m et un dénivelé + de 852 m.  Demain, nous attend une grande journée . Départ  tôt, Laure nous rejoint en fin d’étape.  Bien le bonsoir à  tous nos lecteurs et amis fidèles.  Et à  demain . FIN.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Dimanche 28 février: Etape 29

E27: Vendredi 26 février // La Estacion – Ituero de Azaba

E27: Vendredi 26 février // La Estacion – Ituero de Azaba

71,13km – 10H18′

6h30. Bien réveillé, je mets le nez à la fenêtre, il pleut.
Petit déjeuner silencieux et en route pour la borne 276
8h10. Température 4°C. Pluie fine . Altitude 810 m.
Direction : Portugal ! Go! Sergio, une fois de plus équipé “pluie” s’en va pour sa journée de 10 heures. La météo consultée par Max ne nous dit rien de bon sur le secteur. On entend tomber les gouttes sur le toit du 4×4, en attendant notre coureur au premier poste de ravitaillement Km 4, 8.
Dans les champs , le second vrai troupeau de bovins, jusqu ‘alors nous avons vu beaucoup de moutons mais pas où presque de bovins, peut- être sont – ils à l’étable. Par contre nous approchons du pays des olives et la végétation évolue . Plus de résineux , remplacés par les oliviers dont la densité augmente en allant vers l’ouest. La circulation s’est intensifiée sur le grand ruban toujours proche de nous surtout les poids lourds. Borne 286. Un véhicule de police s’immobilise sur la route, à côté de nous, intrigués par les deux occupants et notre présence sur la bande d’arrêt d’urgence. Nous leur expliquons qui nous sommes et pourquoi nous sommes là . Pas de problème, ils repartent avec une petite carte postale du défi. 9h30, un espoir d’éclaircie à l’ouest ? Prochain ravito, hachis parmentier et rôti de porc . Succulent ! Et bonne nouvelle, la pluie a cessé. Raté. Quelques minutes seulement . Excès d’optimisme. Arrêt à Boadilla, première bourgade réellement traversée par la N620, les autres agglomérations étant à l’écart ou près des gares de la Renfe, la société des chemins de fer espagnols . Max s’est trouvé une distraction, il vient de photographier une cigogne solitaire qui pêche dans un tout petit ruisseau. Aujourd’hui, avec ce temps on a peu de chance d’avoir des contacts avec les populations de bord de route. Des nuages gris tirant sur le noir nous arrivent droit dessus, à peine le temps de le dire que ça redouble de violence. Désolation. Histoire d’un jour pourri. Au détour d’une courbe, un troupeau de chevaux noirs, et toujours ce vent de face qui vous retourne le parapluie pendant que vous ravitaillez votre coureur qui, lui, court courbé en avant pour en atténuer l’incidence.
Si je vous dis ce que nous sommes en train de faire, vous allez vous dire que nous n’ allons pas bien, nous réchauffons (tempérons plus exactement ) du yaourt que nous conservons au frais ! cela pour mélanger à des céréales, et pour que ça ne gèle pas les dents de notre Sergio , et pour une digestion plus facile. C’est aussi cela le métier de “suiveur” , être attentif à tout ce qui peut faciliter le relatif confort du coureur. A Sancti-Spiritus, pour Serge toujours frigorifié , ce sera une soupe tomate – vermicelle additionnée de petits copeaux de fromage du pays et de pain ce qui semble lui avoir convenu. Il voulait du chaud ! Nous venons d’être doublé par un convoi de deux véhicules du Dakar les voitures 318 et 319 sur un porte – voitures et un camion d’assistance de Mitsubishi / Petronas qui doivent rentrer au Portugal. Ceci pour les férus de compétition auto. Sur la N 620, les conditions sont dantesques . Le vent toujours violent vient au dernier ravito de retourner et de détruire définitivement notre parapluie et un poids lourd m’a envoyé au passage une gerbe d’eau m’inondant de la taille aux pieds . Réparation avec le chauffage à fond jusqu’au, prochain arrêt ! Nous entrons dans une zone vallonnée, à 800 m d’altitude, et subitement le vent s’est calmé un peu, nous devons être mieux abrités . L’eau ruisselle de partout des talus de l’autoroute, les ruisseaux débordent dans les champs où les chevaux pataugent. J’ai l’impression de revivre un épisode de Paris-Tokyo, le long de la mer Adriatique, en Croatie. Les montagnes aperçues tout à l’heure ont leurs sommets légèrement enneigés. Pas étonnant qu’on n’ait pas chaud. Une accalmie des averses pendant la traversée de Ciudad Rodrigo. Sortie de ville avec passage sur le rio Agueda, puis une longue montée nous amène à franchir l’A62/E80 et quitter l’A 620 qui va aussi au Portugal, mais bien plus au nord, et à prendre la SA 200. Deux kilomètres et nous arrive une véritable tempête, neige et grêle mêlés, je m’arrête , ne voyant quasiment plus la route. Cela dure bien dix minutes . Inquiets pour notre coureur, nous attendrons son passage avant de repartir. Nouvelle période calme d’une vingtaine de minutes mais Serge prévoyant garde sa tenue de pluie, il n’a pas confiance, avec raison, ça retombe ! Sur le bord de notre parcours, un élevage de porcs, noirs pour certains et quelques uns de couleur marron qui grognent au passage, attiré par Max qui est entrain de les filmer, ils arrivent par dizaine. Petite séquence cinéma aussi pour Serge qui filme avec une micro-caméra sur un bras extensible . Campillo de Azaba sera le dernier gros village sur notre itinéraire de ce vendredi à oublier. L’arrivée se fera à la sortie sud de Ituero de Azaba. Borne 18.
De là ,nous allons dormir à Alfaiates à 25 km, en territoire portugais.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Samedi 27 février: Etape 28

E26: Jeudi 25 février // Cantalpino – La Estacion

E26: Jeudi 25 février // Cantalpino – La Estacion

70,48km – 9H49
Température clémente pour la saison : 3°C. Le ciel est nuageux ? Que nous réserve-t-il, nous verrons bien . A Arabayona, premier village traversé, nous allons reconnaître un raccourci possible par le centre village . Nous devons nous y reprendre à deux fois tellement les ruelles sont nombreuses et étroites mais cela ira, on devrait gagner quelques centaines de mètres. Pendant l’attente de Serge, Max prépare le café et l’eau minérale se réchauffe sur le tableau de bord , ventilation à fond. Eole nous gratifie encore ce matin d’un souffle contraire assez fort, en rafales, notre coureur reste emmitouflé car nous restons à une altitude de 900 m quand même et la température au lever du soleil encore pâle, est redescendue à 2°C, ressenti négatif c’est sûr . Dans notre paysage, de grands champs de panneaux photovoltaïques au milieu des cultures rases ,et au loin, nous apercevons du sommet d’un petit promontoire la ville de Salamanca. 10 h 00, le ciel se dégage et le bleu domine rapidement, peut-être le signe d’une belle journée. De l’endroit où nous nous trouvons , on peut voir notre runner arriver pendant 2km ,il ne risque pas de nous surprendre comme cela arrive parfois au détour de virages répétés. Il faut toujours un temps de réaction pour prendre ravitaillement et boisson et souvent traverser une ou plusieurs voies de circulation. Laquelle circulation sur notre SA 804 est quasi inexistante à cette heure . Nos PV sont à la ville pour effectuer des courses qu’ils n’ont pu faire hier soir, pour eux et nous à la fois. La chaussée est étroite et sans bas – côtés, pas sécurisant pour un coureur même face au sens de circulation, avec l’obligation de s’arrêter parfois et de descendre dans le talus en cas de croisement de deux poids lourds ce qui forcément brise le rythme de progression. 11h00, nous arrivons à Cabrerizos, en banlieue de la dernière grande agglomération à traverser . Nous roulons entre une voie ferrée régionale et un cours d’eau, le Rio Segunda , et apercevons les premiers immeubles de la ville . La circulation est fluide, nos amis espagnols conduisent “ cool ”, pas d’invectives et pourtant on est souvent en “défaut“ , les piétons sont disciplinés ,en définitive j’aime bien ce pays qui en plus nous apparaît très propre . Peut-être sommes-nous dans une région privilégiée ? je ne le pense pas. Traversée de la ville sans problème. Nous enjambons le Rio Tormes, la N620 sera notre fil conducteur sur une grande distance , le long de l’autoroute A62/E80 qui elle aussi va au Portugal. Cette nationale est large avec des bas – côtés assez importants pour accepter notre 4×4 en stationnement non gênant et comme elle longe l’autoroute, personne ou presque ne l’emprunte, sauf les riverains et les agriculteurs. Cela nous arrange ! Serge par contre a pour lui toutes les nuisances sonores du grand axe et ce soir il en avait marre. Le vent ne s’est d’ailleurs calmé que sur les derniers kilomètres de cette “encore” grande étape de 70,48 km parcourus en 9h49mn. Prions le ciel que demain soit un jour sans vent ni pluie, ce qui serait bien pour préparer l’entrée au Portugal samedi matin, troisième pays du tour du monde. Ce soir, nous avons fait 20 km en arrière pour dormir ,et nous allons bien dormir ! après avoir mangé “savoyard”, une excellente tartiflette chez Adrienne, garée à côté, mais sans complexe, d’un convoi exceptionnel dont la destination finale est ……..la France ! Ça ne s’invente pas. Et comme il se fait tard et que je sens fort, je vais vous laisser et aller prendre ma douche et dormir. A plus tard…

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Vendredi 26 février: Etape 27

E25: Mercredi 24 février // Serrada – Cantalpino

E25: Mercredi 24 février // Serrada – Cantalpino

71,46km – 10H23′

Cinq petits degrés au réveil. Temps gris. Petite bruine qui vous mouille un peu . 8h07 . Quelques minutes de retard ! Pas vraiment significatif,  sur 26000 km .Voilà les conditions de départ  de notre runner ce matin . Il fait à  peine jour, car nous dérivons chaque jour un peu plus vers l’ouest et le soleil nous parvient plus tard. Beaucoup de circulation sur la CL 610 qui nous mène à  La Seca.  Le vent contraire s’est levé. Nous venons de traverser la grosse bourgade de Rueda, apparemment patrie du vin blanc, si l’on en croit les panneaux municipaux .Entre parenthèse, pas d’affichages sauvages ou particuliers, tout semble réglementé ici. Une belle église en pierres ocres avec un clocher plat, à  deux cloches visibles, nichées chacune dans leur logette.  Bel édifice. Pas beaucoup de bas – côtés pour courir dans les premiers kilomètres mais cela s’améliore au fil des kilomètres. 10 h 00.  Le soleil tente de percer la couche nuageuse sans trop de succès. Serge arrive au loin pour déguster un riz au lait et quelques  biscuits + ses 50 cl d’eau minérale. Notre paysage du jour est différent de celui d’hier, nous sommes toujours sur un plateau avec des collines verdoyantes de cultures où  se mêlent  les vignobles . Il y a peu d’arbres, par bosquets ou toutes petites forêts, par endroits, les poteaux électriques sont plus nombreux que les arbres. Les villages sont très ramassés autour de leur centre et de leur église . Les gens rencontrés sont sympathiques, la plupart du temps des villageois et des agriculteurs se rendant aux champs avec leur tracteur. Nous avons retrouvé des arbres en fleurs. Agréable,  le ciel se découvre  partiellement. Température à 11h00, 7°C. Au ravitaillement du km25, une voiture s’arrête,  il s’agit d’un couple, dont Ramon , marathonien, faisant partie du club de Nava del Rey qui est venu saluer notre boss et faire avec lui une photo souvenir. Il nous a déclaré :” Toda la cabeza ! “qui veut dire pour ceux comme moi qui ne parlent pas la langue  du roi :” tout dans la tête “ . Grand moment d’émotion ressenti par ce coureur. Maintenant ,nous nous dirigeons vers le point “ antipodal “ situé entre Castrejón et Torrecilla de la Orden par lequel Serge  est obligé  de passer. Il en sera de même  en Nouvelle Zélande où  son opposé sera à  visiter aussi ( point du règlement ). Décidément le soleil ne brillera pas de tous ses feux aujourd’hui , malgré  cela , la visibilité est bonne jusqu’à  l’horizon, le terrain plat ayant seulement  des ondulations et en nous retournant,  on voit encore  la pointe du clocher de Nava au bout de la ligne droite de plus de 10 km. Nos PV ont encore fait très fort. Non seulement ils sont présents  tout au long de l’étape, mais on vient avec Maxime de manger rapidement  un petit cassoulet mitonné  par Brigitte. Et notre coureur ? Lui a eu droit à  un croque-monsieur ! Préparé avec amour . Vers 14h00, nous partons en avant de la troupe avec le GPS  de Roger, pour préparer le petit cérémonial de passage à ce fameux premier  point antipodal, dont les coordonnées sont :

                                         N : 41° 13. 523

                                         W: 05° 12. 409

Une vidéo , quelques photos et c’est reparti à 14h30. A 15 h 00, il pleut. Demi-tour car Serge est loin de nous et il risque d’être trempé  en arrivant au point de ravitaillement . Équipement total ,haut et bas, car il fait froid avec un vent qui a forçi avec cette espèce d’orage aussi soudain. 16h30,  les PV accompagnés de Max vont jusqu’à l’hôtel poser les bagages et vérifier l’existence du WIFI, puis vont faire des courses à  Salamanca en espérant trouver une laverie automatique car les lessives ne sont pas chose facile quand on est nomades comme nous .  Le ciel vers 17h00 se découvre  ….un peu…. Durable ou pas ? Espérant que cela tienne encore une bonne heure… et ce vent qui souffle à 50km/h au moins est en train d’effacer les nuages mais d’épuiser notre coureur. Une petite trêve à 3km de Cantalpino, un rendez- vous téléphonique pour une interview en marchant . Serge repart et reprend une nouvelle fois la pluie, re-poncho . A Cantalpino, nous traversons le village et arrêtons l’étape à la sortie. Nous dormons cette nuit à Aldealengua,dans la banlieue de Salamanque. Repas assez rapide, Serge  étant  assez fatigué par sa journée.  Sur ce, je vous dis bonsoir et à demain.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Jeudi 25 février: Etape 26

Etape 24: Mardi 23 février //  Tariego de Cerrato – Serrada

Etape 24: Mardi 23 février // Tariego de Cerrato – Serrada

70,56 km – 9H55′

Pas de gel intense cette nuit , à part dans les champs où l’herbe est blanche et raide. A 8h00, comme un métronome, notre Sergio s’en va pour sa journée de boulot. Il fait 2°C ,sans vent au moment du départ. Serge part pas très en forme à nouveau ce matin, il a mal au ventre, alors qu’hier ça allait mieux . Au pied de l’hôtel, nous attendaient les PV avec Adrienne depuis un bon quart d’heure, bien décidés à profiter de toute l’étape avec nous . Premier ravito dans la même brume depuis deux jours. Nous quittons la route P110 pour la P102 plein sud au moment où une espèce de brouillard nous tombe dessus enveloppant tout. Il est temps de faire mettre à notre coureur son gilet fluorescent. Sécurité d’abord . A Valoria la Buena, nous changeons d’itinéraire pour descendre directement vers le sud par la VP 3003. Ainsi à l’entrée de Valladolid, nous devrions avoir gagné 5km et évité un sentier / camino au bord de l’autoroute, qui par le bruit permanent a fatigué Serge, les pieds ayant aussi souffert des cailloux présents sur ces voies. Au lever, Serge change ces Pro Touch P1.0,  pour la seconde fois depuis Paris. Encore une côte de 3km à 10% sur une route nouvelle et toute droite pour enjamber la ligne ferroviaire à grande vitesse. De l’autre côté, une grande descente qui fait mal aux jambes . Nous profitons de l’attente pour faire le point des vivres apportées par Brigitte et Roger . Le soleil, un peu après 11h00 réussit à percer la brume qui s’estompe en quelques instants . Cela fait du bien ! Mais le thermomètre dépasse à grand peine 8 degrés. Au ravito du km 25 notre boss se rhabille, tout du moins le haut, car le vent de face s’est levé et rabaisse la température ressentie à 1 ou 2 degrés.

Au Km 30, jouxtant un immense camp militaire, notre cuisinière ambulante a concocté à son coureur préféré un croque-monsieur des familles ! Avant l’entrée de la grande ville qu’est Valladolid, c’est bien de charger en nourriture, la traversée étant une inconnue pour nous et les ravitos risquent d’être “hard”. Valladolid approche, avenue de Santander, très longue artère traversant une zone commerciale et industrielle. On avance, il y a pas mal de circulation mais les manoeuvres restent malgré tout aisées. Pendant quinze km un peu stressants, nous n’avons jamais perdu de vue notre coureur, descendant aux feux si nécessaire, faisant demi-tour pour bien lui indiquer les changements de direction. Et nous prenons vers le sud par cette 610 pour un grand moment. Il est 15h30, c’est un changement total de végétation. Au nord de la ville il y avait de la verdure , au sud c’est presque la garrigue ! Une forêt de pins,des vignobles bien taillés, ceux de Rueda qui possède sa propre “route des vins”. Enfin, il fait chaud , mais Serge a toujours le vent dans le nez et c’est dur d’avancer, surtout en fin d’étape. Nous venons de traverser Villanueva de Duero, du nom de la rivière Duero, et allons vers Serrada. Où s’arrêtera-t-il ce soir ? Lui seul le sait ! Au dernier ravito, à 3km environ de Serrada , il décide de continuer encore 5 km . Max repart à l’ hôtel avec les PV chez qui nous dînerons “encore?” me direz-vous. Ils ont trouvé un refuge pour Adrienne derrière l’hôtel pour la nuit. Et Serge me donnera rendez-vous à la sortie de la ville au km5, vers la borne 27, au point GPS N : 41°26 670 / W : 004° 52 511 et altitude 729 m. Pleine nature. Cherchez!
Là sera la fin de cette belle étape, encore une ! A demain.

Pas de video ce soir même si elles sont dans la boite pour cause de réseau insuffisant au téléchargement!

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du mercredi 24 février: Etape 25

Etape 23: Lundi 22 février / Torrepadierne – Tariego de Cerrato

Etape 23: Lundi 22 février / Torrepadierne – Tariego de Cerrato

70,61km – 10H02′

2° C ce matin mais temps brumeux. Petits problèmes d’électricité à l’hôtel, où je ne pouvais pas faire chauffer d’eau avec notre bouilloire sans faire disjoncter l’installation. Avec un peu de patience et de jugeote, nous avons quand même pu prendre un café chaud et remplir nos thermos . A 7h50 précises, nous étions revenus au point GPS d’ hier et l’aventure pouvait reprendre. Nous cheminons depuis le 1er km sur un sentier caillouteux, comme hier, avec de temps en temps un retour sur le goudron, juste pour franchir les routes croisant notre camino. Serge avait mal à la tête et au ventre hier soir, cela semble mieux aller , par contre il ne s ‘est pas déshabillé ,la température restant bloquée vers 3°C. Le vent forçit et il est défavorable à notre runner . Nous tombons sur un chantier de la ligne de chemin de fer à grande vitesse qui est parallèle à son homologue classique, et quel chantier surtout pour nous car des chemins sont supprimés purement et simplement, d’autres changent de côté de la voie routière ou ferroviaire. Nous sommes obligés de faire ralentir ou même arrêter Serge quelques minutes pour aller reconnaître et vérifier l’existence du dit chemin ! ! Dans une de ces reconnaissances, je me suis retrouvé à l’extrémité d’une voie sans autre issue que la rivière ou la voie ferrée ! Malheureusement pour moi le chemin était très étroit et avant de pouvoir faire un demi-tour il m’a fallu faire 600 mètres en marche arrière avec des rampes impressionnantes. Aussi impressionnantes que celles de l’itinéraire “ bis “ qui nous ramena au bord de l’autoroute , là où nous souhaitions aller depuis un moment déjà. Mais avant ,nous étions dans une impasse, coincés entre d’un côté, un camino n’existant plus et un camp militaire “accès interdit “. En fait nous avons utilisé une voie réservée à la construction et l’entretien des voies ferrées en longeant ce camp militaire , ce qui fit dire à Serge que si l’on se faisait arrêter, il faudrait quand même penser à nous et payer la caution de libération ! ! Personne pour nous intercepter, donc pas de soucis. ……! A part les ouvriers travaillant sur la voie nos seules visites de la matinée on été 3 petits lapins qui ont déguerpi à notre passage .
Le temps ne nous gâte pas, la brume est toujours présente. Ah! Un petit coup de klaxon, c’est notre touriste allemand que l’on a vu hier soir qui part au Portugal et qui nous salue à son tour. Bye bye ! Sur le plateau, toujours entre 700 et 800m d’altitude , plus de montagnes enneigées, mais quelques collines vertes, seulement. Ensuite ce sera Magaz, à l’est de Palencia, et Venta de Banos où nous dormirons ce soir. Avant d’arriver là , en début d’après -midi, un message de Roger et Brigitte, nos PV (pigeons voyageurs) nous informe qu’ils sont sur nos talons ! Ils déjeunent chez “Adrienne”au nord de Burgos, et ils nous rejoindront vers 16h00 à proximité de l’hôtel, où je déposerai mon équipier Maxime. Serge, lui avance mieux depuis que le vent est devenu favorable . Mais globalement ce fut pour lui une “dure” journée qui se terminera 7 km après Venta de Banos sur la P1221. Et ce soir , nous avons dîné chez Adrienne, dans la rue derrière l’hôtel, car nos Pigeons Voyageurs sont arrivés avec des messages pour notre boss et plein de colis sous les ailes !
et des vivres tant et plus , de quoi , soit tenir un siège, soit ,mieux prendre quelques jours de vacances à Lisbonne. Bonne nuit . A+ . René.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du mardi 23 février : Etape 24

Etape 22 : Dimanche 21 février / Tosantos – Celada del Camino

Etape 22 : Dimanche 21 février / Tosantos – Celada del Camino

70,55km – 9H56′

Du soleil, un parcours accidenté surtout en début de parcours, un rythme digne d’un métronome, un coup de « grisou » après Burgos au 55ème, un peu de maux de ventre et de diarrhée sur la fin de parcours, un chemin de terre qui longe l’A62 et voilà une journée bien remplie.

La caravane avance bon gré mal gré et a quitté ce jour le chemin de Saint-Jacques de Compostelle qui après Burgos se poursuit plein ouest alors que nos amis descendent dorénavant vers le Sud-ouest, en direction de Valladolid puis Palencia et enfin Ciudad Rodrigo avant de rejoindre le Portugal samedi.

Ce matin, Adrienne était fin prête et nos « PV » ont pris la route direction l’Espagne. Comme tous les pigeons voyageurs, ils apportent avec eux un certain nombre de choses: un message de Laure à son chéri, des infos de parcours à René et à Max et des denrées que l’on ne trouve pas dans les épiceries espagnoles. Nous leur souhaitons bonne route vers le soleil semble-t-il !

La video d’hier a été mise en ligne ce soir pour cause de Wifi de mauvaise qualité hier et ce jour pas de vidéo… Ca nous manquerait presque un peu.

Données de la montre Epix : Garmin Connect

Parcours du lundi 22 février: Etape 23

Etape 21: Samedi 20 février / Logrono – Tosantos

Etape 21: Samedi 20 février / Logrono – Tosantos

71,44 km – 10H02′

-6,6°C, un chiffre qui cause. Mais soleil levant dans les rétroviseurs. Ce soleil fait vite remonter la température. Cela va devenir vite agréable.  8h00. C’est le top départ. Tenue emmitouflée, bonnet chaud, gants pour notre coureur très content  de sa journée d’hier  et qui souhaite la même météo pour cette 21ème. Tout à  coup après  une montée d’au moins un km, vue irréelle sur une vallée couverte de vignes où les ouvriers agricoles arrivent pour la taille. Ces vignes sont magnifiques sous ce soleil  levant qui les éclabousse au fur et à  mesure qu’il passe le sommet de la colline. Première  bourgade , Fuenmayor, au coeur  de ces vallées  de la Rioja. Direction Navarrete par la N120 . Nous avons quitté  la Navarre pour la région de la Rioja et nous nous dirigeons vers celle de Burgos ,et la province  de Castille et Léon.  A la sortie de Navarrete , un couple de pèlerins sur un sentier et déjà  deux coureurs cyclistes qui s’entraînent. Avons vu aussi deux personnes d’un certain âge faisant un petit footing matinal . Je ne sais  si c’est la proximité  du chemin de St Jacques qui produit l’effet ,mais je trouve nos amis espagnols plus sportifs que nous ,français ? Sur ce chemin d’ailleurs nous allons passer pour longer l’autoroute  A12 qui conduit à Burgos. Face à nous se dresse  la chaîne des monts de la Sierra de Demanda qui culminent à  plus de 2000m,  bien sûr  tous enneigés. Le paysage est splendide, mais pas le temps de rêver,  Serge arrive pour le ravito du 20 ème km. Il a droit à un pot de nouilles japonaises et 50 cl d’eau minérale. Vous trouvez peut-être que nos menus  sont répétitifs , mais il faut jongler entre les impératifs de la course et le stock embarqué,  qui compte tenu de la place est varié , mais pas infini. Nous traversons Najèra . Quel bel horizon pour les habitants , que cette montagne blanche immaculée. En ce qui nous concerne un petit battement de quelques  minutes , on en profite pour faire les courses dans le prochain supermarché qui va se trouver sur notre route . Certains sont indiqués  sur le GP S. Il nous faudra aussi prendre du gazole à  la prochaine station – service, plus le plein d’eau pour la vaisselle du jour et du lendemain  . Nous venons de découvrir au milieu des vignes des pêchers et cerisiers en fleurs. Très belle image. Serge  a posé  son collant et son coupe-vent, il court en maillot à  manches longues, la température  à 11h30 est de 10/11 °C, sans vent ou presque.  Cinq minutes chrono,  un équipier à la pompe  à  eau,  un à la pompe à  gazole et le tour est joué, retour à  la course pour un nouveau ravitaillement.  Nous retrouvons  la N120a que je conseille à tous ceux qui voudraient visiter tranquillement la région . Il y a une station service tous les 5km ,mais attention, elles sont toutes fermées et abandonnées,  victimes de l’autoroute, qui lui est parallèle à 10m seulement. Pas vu une seule voiture depuis 15km ! et 15km de Serge , c’est  deux heures ! Prochaine ville touchée,  Santo Domingo de la Calzada , une belle ville mais où il est quasiment impossible de se garer, donc difficile de guider un coureur à  pied.  Dans ce cas, l’un des suiveurs descend du véhicule, guide ou accompagne Serge dans la partie difficile et se fait récupérer un peu plus loin ou à  un endroit convenu à  l’avance.   Avant cette agglomération,  notre route croise celle d’une dizaine de cyclistes Coréens arborant fièrement  leur drapeau national à l’arrière de leurs bicyclette,mais habillés en tenues hivernales “ grand froid “.  Auraient – ils froid dans ces contrées ?  La circulation sur la portion Santo Domingo / Belorado est plus intense , quoique supportable pour notre runner. Nous approchons du terme de cette étape  qui nous aura encore gâtés, le beau temps étant de la partie jusqu’au bout. Pour éviter la circulation, Serge court sur le chemin  de St Jacques qui jouxte pendant  les 15 derniers kilomètres la N120 . A 17h15, je conduis Maxime à  l’hôtel qui est sur notre passage et repart ravitailler notre coureur qui ne s’arrêtera encore pas là  où c’était prévu , mais 3,5 km au delà  de Belorado . Incorrigible! Mais il se constitue ainsi un petit matelas de sécurité et évitera des étapes trop longues au Portugal . Pendant ce temps, Max est allé voir les deux restaurants  proches  de notre couchage pour essayer  de dîner à  19h30 , ce qui est compliqué ici, nos amis espagnols étant  comme on dit “du soir “. Pas de chance, alors nous dînerons  dans la chambre . Au menu, composé avec Max au super market  du village, saucisson ,lard ( Serge  adore cela) jambon ibérique  fumé  , fromage de pays et ….une petite bière, pour nous, les suiveurs ! .Serge,  lui se lave les dents et se couche avec ses boules “quiess”. Rassurez- vous, nous avons encore du boulot , photos ,vidéos et compte-rendu de journée,  celui que vous attendez ! Pour en finir notre Sergio  aura parcouru ce jour 71,44km en 10h02. Pas mal , mais ce soir il soignait ses coups de soleil avant de se coucher. Allons  nous coucher….et à  demain , si vous voulez bien. 

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du dimanche 21 février: Etape 22