70,68km – 9H46′
Alfaiates 6h30 locales, 7h30 côté espagnol. Un tout petit degré. Pas de pluie ,pas de neige . Bien . Nous allons au départ. A quelques kilomètres de Ituero, il se met à neiger, ce sera donc pour Serge la même tenue qu’hier . 8h00. Il est en route vers la frontière. La neige vient de côté presque à l’horizontale, en rafales. Il doit s’agir de giboulées de mars en avance. La chaussée est belle avec bas-côtés. Espérons qu’il en sera de même dans le pays voisin . La petite lessive d’hier soir n’ayant pas séché, le linge finit sur le tableau de bord du véhicule avec l’eau à réchauffer du premier ravitaillement. Subitement , un grand coup de vent et avant que le soleil n’apparaisse derrière la montagne , la lune nous fait un coucou, le ciel bleuit . Plaisir après la galère de la veille. En quelques minutes, les deux astres se font face, ils devaient avoir rendez-vous ! La demi-lune reste visible longtemps. Au km5, notre boss a faim, il mangera deux brioches et posera sa tenue “pluie”. Malgré le retour du gros disque chauffant , qui fut bref, la température reste bloquée à 1°C avec un ressenti très négatif qui fait dire à Sergio qu’il a vraiment froid . Le vent pousse les nuages à vitesse élevée, crainte pour nous d’une récidive neigeuse ?
En attendant la frontière est proche et les PV doivent nous y attendre avec un café bien chaud . Nous tangentons par la déviation la dernière agglomération espagnole, Albergueria de Argañan. Peu de monde dehors ,à part les éleveurs qui apportent du fourrage à leurs animaux. A 10 h 00 l’astre solaire est invisible. Disparu. Ciel blanc – gris ? 10 h 30 passage au Portugal avec photos et interview. Premier village, Aldeia de Ponte, que nous ne traverserons pas, déviation oblige. Direction Alfaiates , puis Sabugal par la N233.3 . Un clin d’oeil du soleil, pas désagréable . Avec l’éclaircie nous voyons les montagnes des alentours bien blanches. Le compteur journalier du 4×4 se bloque , on a raté le ravito du 20ème km et notre coureur a faim. Nous devrons nous récupérer sur les deux prochains en les ramenant à 2x4km au lieu de 2x5km. Nous allons être attentifs aux bornes kilométriques du bord de route . Le panorama des montagnes est magnifique. Il s’agit de la Serra de Estrella. Traversée de Nava, petite bourgade au milieu des pins. Nous avons retrouvé de vraies forêts en nous approchant des montagnes. Il y a peu de circulation sur notre tracé ce qui n’est pas plus mal pour un coureur. A ce ravitaillement, il aura droit à un croque-monsieur, de chez Brigitte ! Des chiens aboient au loin, je suis derrière un virage, mais je sais, Serge arrive ! C’est bien lui. Sabugal se présente à nous maintenant, et c’est là que nous emprunterons la N 233 vers le sud.
A 13h00, le soleil perce enfin la couche nuageuse et tiédit un tantinet l’atmosphère. Heureux que nous sommes tous ! En contournant le centre ville de Sabugal, on découvre un très beau château féodal et un obélisque en hommage à la bataille de Sabugal ? Qui peut nous en dire plus ? Internautes, à vos ordinateurs. Sinon, sortie de la ville par une belle forêt de feuillus et de pins, bien entretenue et sur une crête, un vent du nord très froid balayant la route, à ne pas tenir une assiette en main au ravito ! Normalement , notre runner devrait en bénéficier dans quelques kilomètres quand notre tracé va bifurquer au sud . Quelques flocons de neige tombent sur le myosotis voisin qui est en fleurs, après que Mr. soleil se soit caché de nouveau . Les nuages de la 1ère couche font une sorte de course folle, et les éoliennes nombreuses battent des ailes dans un souffle perceptible. Santo Estevão, charmante bourgade de montagne aux rues étroites avec sa petite épicerie et son étal de fruits et légumes sur le trottoir . Je m’y arrêterai d’ailleurs à l’une des rares fontaines en service qu’on ait rencontrée depuis longtemps, pour faire le plein d’eau pour notre vaisselle . Pour Serge, ça se corse dès le panneau de sortie de village, un col de 3,5 km assez raide au milieu des eucalyptus, pins et oliviers, des oliviers qu’on trouve en champs cultivés bien alignés . Descente sur Meimoa qui possède un barrage important et …des orangers, les premiers ! Et qui portent des fruits. Encore dix éoliennes sur les crêtes des collines entourant le plateau qui ne culmine plus qu’à 500 m d’altitude. C’est là que Serge décide de stopper son étape du jour à la borne 55. Il finit de bonne heure . Encore 70,3km en 9h48, altitude d’arrivée : 503 m et un dénivelé + de 852 m. Demain, nous attend une grande journée . Départ tôt, Laure nous rejoint en fin d’étape. Bien le bonsoir à tous nos lecteurs et amis fidèles. Et à demain . FIN.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Dimanche 28 février: Etape 29



