70,48km – 9H49
Température clémente pour la saison : 3°C. Le ciel est nuageux ? Que nous réserve-t-il, nous verrons bien . A Arabayona, premier village traversé, nous allons reconnaître un raccourci possible par le centre village . Nous devons nous y reprendre à deux fois tellement les ruelles sont nombreuses et étroites mais cela ira, on devrait gagner quelques centaines de mètres. Pendant l’attente de Serge, Max prépare le café et l’eau minérale se réchauffe sur le tableau de bord , ventilation à fond. Eole nous gratifie encore ce matin d’un souffle contraire assez fort, en rafales, notre coureur reste emmitouflé car nous restons à une altitude de 900 m quand même et la température au lever du soleil encore pâle, est redescendue à 2°C, ressenti négatif c’est sûr . Dans notre paysage, de grands champs de panneaux photovoltaïques au milieu des cultures rases ,et au loin, nous apercevons du sommet d’un petit promontoire la ville de Salamanca. 10 h 00, le ciel se dégage et le bleu domine rapidement, peut-être le signe d’une belle journée. De l’endroit où nous nous trouvons , on peut voir notre runner arriver pendant 2km ,il ne risque pas de nous surprendre comme cela arrive parfois au détour de virages répétés. Il faut toujours un temps de réaction pour prendre ravitaillement et boisson et souvent traverser une ou plusieurs voies de circulation. Laquelle circulation sur notre SA 804 est quasi inexistante à cette heure . Nos PV sont à la ville pour effectuer des courses qu’ils n’ont pu faire hier soir, pour eux et nous à la fois. La chaussée est étroite et sans bas – côtés, pas sécurisant pour un coureur même face au sens de circulation, avec l’obligation de s’arrêter parfois et de descendre dans le talus en cas de croisement de deux poids lourds ce qui forcément brise le rythme de progression. 11h00, nous arrivons à Cabrerizos, en banlieue de la dernière grande agglomération à traverser . Nous roulons entre une voie ferrée régionale et un cours d’eau, le Rio Segunda , et apercevons les premiers immeubles de la ville . La circulation est fluide, nos amis espagnols conduisent “ cool ”, pas d’invectives et pourtant on est souvent en “défaut“ , les piétons sont disciplinés ,en définitive j’aime bien ce pays qui en plus nous apparaît très propre . Peut-être sommes-nous dans une région privilégiée ? je ne le pense pas. Traversée de la ville sans problème. Nous enjambons le Rio Tormes, la N620 sera notre fil conducteur sur une grande distance , le long de l’autoroute A62/E80 qui elle aussi va au Portugal. Cette nationale est large avec des bas – côtés assez importants pour accepter notre 4×4 en stationnement non gênant et comme elle longe l’autoroute, personne ou presque ne l’emprunte, sauf les riverains et les agriculteurs. Cela nous arrange ! Serge par contre a pour lui toutes les nuisances sonores du grand axe et ce soir il en avait marre. Le vent ne s’est d’ailleurs calmé que sur les derniers kilomètres de cette “encore” grande étape de 70,48 km parcourus en 9h49mn. Prions le ciel que demain soit un jour sans vent ni pluie, ce qui serait bien pour préparer l’entrée au Portugal samedi matin, troisième pays du tour du monde. Ce soir, nous avons fait 20 km en arrière pour dormir ,et nous allons bien dormir ! après avoir mangé “savoyard”, une excellente tartiflette chez Adrienne, garée à côté, mais sans complexe, d’un convoi exceptionnel dont la destination finale est ……..la France ! Ça ne s’invente pas. Et comme il se fait tard et que je sens fort, je vais vous laisser et aller prendre ma douche et dormir. A plus tard…

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Vendredi 26 février: Etape 27