73,44km – 10H51′
J170
6h30, Serge court déjà. 67 km exactement ont été parcourus pour l’amener au départ , devinez où.? .. dans une côte. Eh oui . Aujourd’hui devrait être encore une journée à fort dénivelé positif.
Un autre point ”positif” celui-là, c’est le temps, ciel bleu, limpide, température douce, environ 17/18 °C.
Km 20, comme prévu, nous voilà à Wonowon, un motel station-service Esso, un lodge composé de blocs préfabriqués, deux entreprises, de transport et travaux publics, un “horse club” pour les amateurs de chevaux et quatre ou cinq maisons dignes de ce nom . Voici résumée la ville qui figure sur la carte . Circulation en hausse , nous sommes lundi. Les chantiers de réparation des chaussées reprennent aussi. Dans l’ensemble , les routes sont en excellent état malgré des conditions hivernales qui ne doivent pas les arranger. Et petit rappel, nous sommes sur le seul grand axe reliant Canada et Alaska, côté Ouest. Toujours du beau temps, on a relevé les manches de tee-shirt et Serge s’est équipé de son bob. Il commence à se faire des potes chez les routiers qui font des navettes et le croisent et le doublent régulièrement. Ils s’écartent à sa hauteur et ils sont remerciés d’un petit geste de la main, souvent avec un en retour. Les autres automobilistes sont en général sympas. Nous n’avons pas de réseau téléphonique, et nous réalisons qu’avoir du réseau sera exceptionnel jusqu’à Anchorage, en même temps nous le savions avant de partir et Laure lors de sa venue nous a laissé un téléphone satellite en cas d’urgence. Difficile pour nos familles, parfois inquiètes, à tord, à des milliers de kilomètres. Cela fait partie du jeu. Il n’y a pas plus de risques ici qu’ailleurs, plutôt moins, ils sont simplement différents et puis nous avons encore la chance d’avoir du Wifi tous les jours, ce ne sera pas peut-être pas le cas plus haut, d’ailleurs mardi Laure nous a annoncé qu’il n’y en aurait pas, les nouvelles seront en retard.
10 h 00, le vent souffle, “pour” notre runner. C’est l’heure à laquelle commence le défilé, la transhumance des camping-cars “camions “avec en remorque soit la voiture, soit le bateau et les vélos pendus à l’arrière. notre coureur nous a avertis, il sera lent, car il y a du dénivelé + . Il vient de se protéger contre le soleil par un petit crémage, à renouveler.
A 12 h 30, il fait 30°C ! Dur, dur pour Sergio. En plus, des camions débouchent sur notre axe, venant de pistes latérales et amènent des nuages de poussière. Pas agréable. Au Nord, formation de nuages qui ont l’air de monter vers nous . Là, pas bon signe . Le vent est tombé, mais pendant quelques instants, nous étions abrités, il vient de reprendre son souffle bienfaiteur. Quelle température ferait-il sans lui ? Le Km 55 se situe au sommet d’un col à 1000m. d’altitude, où règne un grosse activité. Des camions poussiéreux sortent chaque minute de la piste. Serge souffre, se ravitaille et plonge dans une grande descente à 6% pendant 1500m.avant de remonter autant à l’opposé ! Quelle journée.
Au km60 , nous dépannons un monsieur de 68 ans, à bicyclette ,assez chargé et qui n’avait plus d’eau. Il se rendait dans un village voisin pour la nuit, mais pour lui aussi , la répétition des côtes est épuisante, malgré son tout petit développement. Aujourd’hui, nous aurons passé la journée sans entendre d’autres oiseaux que des corbeaux. Je reviens sur le monsieur à bicyclette. Une rencontre avec Serge filmée par Christophe, si tout va bien il y aura une vidéo sur Facebook demain ou après demain . Cet homme qui s’appelle Saint Ange avait des grands parents Québécois . Pour ne pas vieillir dans son fauteuil, il a décidé de voyager à vélo. Il a donc quitté Détroit la grande ville de l’est des USA et il roule sa bosse. Là où nous l’avons vu, il va jusqu’à Inuvik, si vous cherchez c’est au Nord à l’embouchure de l’East Channel, près de Kumallit Bay , Mer de Beaufort, entre le 133 et le 134ème parallèle . Il lui reste du chemin….. et plein de projets autour du monde ……il voyage léger avec tout dans ses sacoches, une petite tente et c’est très bien pour lui. Ce soir, il en avait marre de sa journée et allait planter son campement près d’une station service, ce qu’il fait habituellement. Il n’a pas peur des ours, avec sa clochette au guidon . Ce soir, nous dormons à Pink Mountain dans un hôtel / station service /restaurant sans frigidaire et avec du Wi fi de mauvaise qualité . A demain .
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Pacours du Mardi 19 Juillet: Etape 171



