74,00km – 10h19′
Bonjour, ce 11 juillet commence par beau temps, la température est douce, le ciel un peu nuageux . J’ai amené Serge au départ et je récupère mon équipier au passage devant l’hôtel au 11 ème km. Avant de plonger sur la ville, nous longeons un vendeur et loueur de camping-cars et caravanes qui doit bien avoir au moins deux cents unités en exposition. Impressionnant. Puis nous découvrons une immense gare de triage et une non moins grande zone commerciale et industrielle. Nous avons devant nous une belle agglomération. Nous allons traverser une dernière fois le fleuve Fraser qui nous accompagne quasiment depuis Vancouver. Lui arrive des montagnes de l’Est, et nous montons en direction de Mc Leod et Mackenzie. A la sortie de la ville, nous enjambons la rivière Nechako, affluent du fleuve Fraser, et là, c’est une sévère montée qui attend notre Sergio, quasiment sans bas-côtés. Encore un moment à serrer les fesses et hyper-dangereux, mais il n’y a pas d’autre route ! Plus loin, nous découvrons un petit sentier pour piétons que notre coureur empruntera jusqu‘à ce que la HighWay 97 redevienne “normale”, avec ses bas-côtés habituels . Ouf ! Puis un bout de piste cyclable, cela fait toujours un kilomètre tranquille de plus. Km 25, nous sommes enfin sortis de la banlieue, retour des prairies humides et des forêts. Et un peu moins de véhicules. Le soleil a réussi sa percée des nuages et ça devient agréable. Pour la première fois, nous voyons apparaître la famille “nounours”, une mère et son petit, sur un panneau indiquant leur possible traversée de notre route avec les caribous et autres cervidés. Attention ! Reçu un petit message de Nicolas depuis Chicago. Notre runner avance avec encore le vent favorable, à vrai dire, je crois qu’il n’a eu le vent de face qu’à de très rares exceptions. Pourvu que cela dure.
11h 00 , c’est l’heure d’une pizza 4 fromages pour Serge. Nous abordons Wright Creek et sa rivière à saumons, protégés. L’horizon est limité à la cime des conifères du fond de la prairie, c’est-à-dire pas très loin. Parfois, une antenne relais de télécommunication dépasse cette ligne .
Il fait bon, 20° , bien + . Pendant qu’il court, Serge calcule et recalcule les différentes hypothèses de dates d’arrivée à Anchorage, pour établir avec Laure les prévisions de déplacements, les billets d’avion et la venue des suiveurs “suivants”… bon courage. Il faut en parler, ça n’est pas une mince affaire à 9000km. Autre aspect du Canada, c’est l’absence de réseau téléphonique dans certaines zones isolées, alors quand on a besoin de communiquer et qu’on en tient un, surtout rester là où l’on se trouve , et profiter, car à 100m, il se peut bien que ça ne marche plus ! C’est ce qui vient de se produire pour Christophe …. C’est du “vécu “. Retour arrière de 6km pour un appel urgent. Retour aussi en force avec la chaleur des insectes, y compris les piqueurs que sont les moustiques et des cousins des taons de chez nous. Trois minutes hors de la voiture, bilan : 3 piqûres. ….Au ravitaillement du km 55, Serge m’appelle . Il vient de découvrir un petit ourson mort, pas depuis longtemps, sûrement accroché par une voiture en traversant en compagnie de sa mère . D’ailleurs on voit très bien les traces de passage de la mère dans les hautes herbes non encore relevées et qui rentrent ensuite dans la forêt à quelques mètres.
Nous sommes dans le parc provincial de Boundary. Puis nous approchons de Summit Lake, où Christophe fera des vues aériennes avec le drone. Renouvellement quelques kilomètres plus loin sur un site identique . Très satisfait des prises de vues le pro ! Serge étant fatigué ce soir a souhaité manger à la chambre, nous partageons ce dîner ensemble dans noter logis d’un soir. Maintenant c’est l’heure du marchand de sable , alors au dodo, car demain lever 4H30 et encore 61km avant le départ! A demain.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du mardi 12 Juillet: Etape 164



