64,88km – 9h56’

Hier nous vous laissions aux portes de Sofia, avec comme idée de bifurquer plein centre ville en ce début de 398ème étape. Et bien c’est chose faite. Il est 6h30 ce matin et nous partons plein nord vers l’hyper-centre. Les traversées de capitales, ou en tout cas de grosses agglomérations, ne sont jamais évidentes. Sens uniques, travaux, feux tricolores, circulation automobile, piétonne et j’en passe, sont autant de contraintes que les suiveurs cherchent à éviter. C’est pourquoi sur les routes du tour du monde notre coureur traverse bien souvent des endroits isolés, et que lorsque nous approchons de trop près une zone urbaine, nous cherchons à retrouver le calme au plus vite.

Mais bizarrement, la traversée de Sofia, plutôt intimidante sur le papier, s’avère assez tranquille. Pendant 2h30 notre coureur va arpenter une capitale extrêmement calme. Alors que je connais des grandes villes qui un vendredi matin à 8h sont tout sauf tranquilles…
Là encore le gilet orange de Serge fait des merveilles puisqu’il est parfaitement visible. Ainsi l’aiguiller est un jeu d’enfant. Cette traversée de Sofia semble décidément trop facile…

Forte de 1,4 millions d’habitants (pratiquement 20% de la population bulgare), Sofia est la quatrième plus grande ville des Balkans (après Istanbul, Athènes et Bucarest). Au pied du mont Vitosha, la ville semble occuper une position stratégique, et je comprends pourquoi les Bulgares ont choisi cet endroit comme étant leur fief.

Il est 9h du matin lorsque nous sortons officiellement de la banlieue de Sofia, et retrouvons notre chère route 8. Une route 8 qui entre temps a quelque peu changé puisque les bas-côtés ont disparu, rendant l’avancée de Serge très dangereuse.
Finalement, une quinzaine de kilomètres et quelques périlleux ravitaillements plus tard, on remarque une petite route en contrebas, totalement pavée façon « Paris-Roubaix ». Serge l’emprunte et nous le retrouvons à Dragoman, où nous logeons ce soir. Entre temps nous finissons par localiser le tracé de cette voie sur l’un de nos GPS : elle s’en va bien jusqu’à la frontière Serbe. Les véhicules y étant autorisés, nous continuons donc dessus.

La fin d’étape prend alors une toute autre allure. Notre nouvel itinéraire nous offre un calme et une proximité avec la nature très appréciables. Avant que la fameuse « route 8 » soit construite ce chemin devait être très emprunté, mais il n’y a maintenant plus personne qui y circule. Seulement des pavés qui commencent à être sacrément vétustes. A part ça quelques maisons, et leurs habitants qui nous regardent d’un œil étrange.

Nous attendons Serge juste avant le poste de frontière serbe, quand tout à coupe : patatra ! Quelques kilomètres avant la fin d’étape, notre coureur chute ! Une bonne grosse chute sur le nez. Ce n’était plus arrivé depuis Provo aux Etats-Unis… je m’en souviens comme si c’était hier. Et pourtant c’était en mai dernier. Cette fois-ci, il ne se sera pas loupé : le nez, la lèvre, le bras et le genou. Ce n’est donc pas cette route pavée qui aura eu raison de lui, mais le manque de concentration dans la dernière ligne droite. Dommage, même si l’essentiel étant qu’il aille bien.

Après 380 kilomètres en Bulgarie c’est donc la Serbie qui nous attends au programme. Nouveau pays, nouvelles coutumes, nouvelle monnaie… bref, de la nouveauté en veux-tu en voilà !
A demain.

Données de la montre Epix: Garmin Connect