70,61km – 10H02′

2° C ce matin mais temps brumeux. Petits problèmes d’électricité à l’hôtel, où je ne pouvais pas faire chauffer d’eau avec notre bouilloire sans faire disjoncter l’installation. Avec un peu de patience et de jugeote, nous avons quand même pu prendre un café chaud et remplir nos thermos . A 7h50 précises, nous étions revenus au point GPS d’ hier et l’aventure pouvait reprendre. Nous cheminons depuis le 1er km sur un sentier caillouteux, comme hier, avec de temps en temps un retour sur le goudron, juste pour franchir les routes croisant notre camino. Serge avait mal à la tête et au ventre hier soir, cela semble mieux aller , par contre il ne s ‘est pas déshabillé ,la température restant bloquée vers 3°C. Le vent forçit et il est défavorable à notre runner . Nous tombons sur un chantier de la ligne de chemin de fer à grande vitesse qui est parallèle à son homologue classique, et quel chantier surtout pour nous car des chemins sont supprimés purement et simplement, d’autres changent de côté de la voie routière ou ferroviaire. Nous sommes obligés de faire ralentir ou même arrêter Serge quelques minutes pour aller reconnaître et vérifier l’existence du dit chemin ! ! Dans une de ces reconnaissances, je me suis retrouvé à l’extrémité d’une voie sans autre issue que la rivière ou la voie ferrée ! Malheureusement pour moi le chemin était très étroit et avant de pouvoir faire un demi-tour il m’a fallu faire 600 mètres en marche arrière avec des rampes impressionnantes. Aussi impressionnantes que celles de l’itinéraire “ bis “ qui nous ramena au bord de l’autoroute , là où nous souhaitions aller depuis un moment déjà. Mais avant ,nous étions dans une impasse, coincés entre d’un côté, un camino n’existant plus et un camp militaire “accès interdit “. En fait nous avons utilisé une voie réservée à la construction et l’entretien des voies ferrées en longeant ce camp militaire , ce qui fit dire à Serge que si l’on se faisait arrêter, il faudrait quand même penser à nous et payer la caution de libération ! ! Personne pour nous intercepter, donc pas de soucis. ……! A part les ouvriers travaillant sur la voie nos seules visites de la matinée on été 3 petits lapins qui ont déguerpi à notre passage .
Le temps ne nous gâte pas, la brume est toujours présente. Ah! Un petit coup de klaxon, c’est notre touriste allemand que l’on a vu hier soir qui part au Portugal et qui nous salue à son tour. Bye bye ! Sur le plateau, toujours entre 700 et 800m d’altitude , plus de montagnes enneigées, mais quelques collines vertes, seulement. Ensuite ce sera Magaz, à l’est de Palencia, et Venta de Banos où nous dormirons ce soir. Avant d’arriver là , en début d’après -midi, un message de Roger et Brigitte, nos PV (pigeons voyageurs) nous informe qu’ils sont sur nos talons ! Ils déjeunent chez “Adrienne”au nord de Burgos, et ils nous rejoindront vers 16h00 à proximité de l’hôtel, où je déposerai mon équipier Maxime. Serge, lui avance mieux depuis que le vent est devenu favorable . Mais globalement ce fut pour lui une “dure” journée qui se terminera 7 km après Venta de Banos sur la P1221. Et ce soir , nous avons dîné chez Adrienne, dans la rue derrière l’hôtel, car nos Pigeons Voyageurs sont arrivés avec des messages pour notre boss et plein de colis sous les ailes !
et des vivres tant et plus , de quoi , soit tenir un siège, soit ,mieux prendre quelques jours de vacances à Lisbonne. Bonne nuit . A+ . René.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du mardi 23 février : Etape 24