70,3 km – 9H55′
Moins trois, oui j’ai bien dit -3°C . Il y a longtemps que l’on n’avait vu les prés aussi gelés et des pare-brise à gratter. Ici c’est l’hiver. A 8h15, Serge s’élance pour cette étape qui nous conduit en Espagne .Et il attaque fort. Dans les 3 premiers km, il gravit deux belles côtes d’un km chacune, toutes droites qui vont l’amener au pied du premier col de la journée, celui d’Osquich qui ne culmine qu’à 500m mais avec une pente moyenne à 5,5 % avec des passages à 8,5 % .C’est un des cols préférés des cyclos et cyclistes de tout poil . A mi-col premier ravito, standard,café noir et brioche aux pépites de chocolat Serge se régale des paysages enchanteurs qui nous sont offerts . Il “pétrole “, il est bavard aujourd’hui , enchanté par ces deux étapes de suite avec le beau temps. Il nous en faut peu ,me direz – vous mais on prend au passage tout ce qui est positif. Nous avançons à grands pas vers St Jean -Pied-de-Port et après ce sera la montée direction la frontière espagnole. Aux ravitaillements, on charge en sucre lents . A Bunus , 10 h 30 ,rencontre avec un couple de camping – caristes habitant le village, qui connaissent bien Philippe Jacq ,lui aussi un baroudeur à pied et à vélo ( allez sur son site “ chacun sa route.com ).Un voisin marathonien se joint à eux pour un salut amical et signature d’une petite carte. La route sur laquelle nous roulons est celle des “stèles discoïdales” ,vestiges de sépultures très anciennes ,très répandues dans le pays basque, et datant des civilisations phéniciennes . Pour plus de précisions, rendez-vous sur internet. Nous avançons sur la D933 jusqu’à la frontière où elle devient N135. Serge est bien, le temps est splendide. Un rêve devenu réalité si l’on pense à ce qu’on a subi depuis Paris ! Il est douze heures sonnant au clocher de Lacarre, quand on passe devant le fronton du village. Ça monte et sa descend et voilà St Jean-Pied-de-Port et les fortifications de la ville haute, qui si mes informations sont bonnes dateraient du temps de Vauban. Il est 13h00. Grosse côte à la sortie de ville ,dur,,dur….14h15, Serge se présente sur le pont qui marque notre arrivée en Espagne. Interviews des hommes de France Télévision ,Félix et Grégory, qui nous quittent dans la foulée pour un retour rapide sur Rouen. Bonne route à eux et à bientôt. Dans le même temps, Monika monopolise Serge pour recueillir ses impressions. Et Serge, après une photo souvenir de Thomas, s’en va grimper le col d’Ibañeta. A 16h30, c’est l’heure des “au revoir”pour Thomas et Monika qui repartent vers Toulouse puis Montpellier . Nous les reverrons à Lisbonne pour Monika et aux USA,en avril, pour Thomas. Dure la bosse , en fait , 20 km de montée avec, un bon cycliste……et au sommet ,de face comme il en a connu ces dernières semaines, un bon vieux vent des familles qui nous oblige ,nous qui ne sommes que “suiveurs“ à nous vêtir plus chaudement qu’à l’habitude car le thermomètre ne dépasse pas 1°C sans l’effet “vent” du sud , qui doit nous ramener à une température ressentie de l’ordre de -5 °C voire -6 ou -7°C. Serge est gelé , et un bon café avec petit chocolat le réchauffe avant la descente de 8km qui le conduira au sud de Burguete, pk 40 (borne km). En plus, comme il se sent bien, il prolonge l’étape de quasiment 4 km, passant devant notre gîte de ce soir. A recommander à quiconque passant dans ce secteur, accueil familial par un couple de personnes qui, même si nous ne parlons que quelques mots de leur langue maternelle, sont gentils et agréables, serviables avec, qui plus est, un repas du soir” top” pour nous qui ne faisons qu’un vrai repas par jour . Bref une journée qui efface toutes celles, tristes et pluvieuses que nous avons connues . L’étape se termine donc après 70,3km et 9h57 de présence sur la route. Ce soir tout le monde est “hs” et je pense qu’on va bien dormir. Pour de nouvelles aventures, rendez- vous demain. FIN…
Données des montres Epix: Garmin Connect
Parcours du jeudi 18 février: Etape 19



