67,05km – 10h32′

Bonjour à toutes et à tous.
Et oui, déjà 400 jours que Serge est parti sur les routes du tour du monde. Je me souviens du 100ème et du 200ème comme si c’était hier. Nous avions passé la barre des 100 jours en effectif réduit à Provo (seulement René, Serge et moi-même), dans l’Utah aux Etats-Unis. A ce moment là notre coureur ne comptabilisait pas encore 7000 kilomètres. Et le 200ème jour était en Alaska, deux étapes avant que nous arrivions à Anchorage. Aaahh… souvenirs…

Mais gardons notre nostalgie pour l’arrivée. Notre 400ème étape donc, reprend dans le petit village de Spaj, perdu au milieu d’impressionnants reliefs. Les cinq premiers kilomètres se résument en une longue et interminable côte. L’occasion pour notre coureur de « se mettre en jambe ». Une fois en haut la vue est superbe. Entre le lever de soleil à gauche et les montagnes à droite, notre cœur balance.

Notre enfonçage de porte ouverte du jour revient à David qui nous explique que lorsqu’il y a montée, il y a descente. Notre grand défenseur de la cause animale a vu juste puisque après avoir eu cinq premiers kilomètres difficiles, notre coureur va cavaler comme un lapin à travers une longue descente jusqu’à la ville de Niš.

Niš est la troisième plus grande ville du pays. N’allez pas non plus imaginer une immense mégalopole : cette zone urbaine ne compte que 260 000 habitants (pour 7 millions de serbes en tout). Néanmoins elle est importante dans beaucoup de secteurs (électronique, mécanique, textile et tabac) et idéalement positionné au niveau géographique, car coupée par deux routes européennes. La E75 qui relie Vardø (Norvège) à Athènes et la E80 qui va de Lisbonne en Turquie. Son aéroport dessert même Londres. Comme ouverture sur l’Europe, vous en conviendrez que c’est plutôt pas mal !
Quelques personnalités célèbres sont nées ici, comme Nikola Karabatić, le joueur de handball français que l’on ne présente plus.
Niš est aussi jumelée avec plusieurs villes, dont Edirne en Turquie que nous avons justement traversé lors de notre passage il y a une semaine de cela.

Et puisque décidément il se passe beaucoup de choses à Niš, c’est aussi ici que nous fêtons le passage des 24000 kilomètres. Et oui mesdames et messieurs, 24000 kilomètres en 400 jours. Ce qui nous fait une belle moyenne de 60 kilomètres par jour. Net et sans bavure.

L’après-midi aura quand à lui été très tranquille. Il suffisait, une fois sortis de Niš, de suivre une petite route qui longe la E75, cette fameuse route européenne dont je vous parlais. Et pas jusqu’à Vardø rassurez-vous, mais seulement Aleksinac. C’est ici que Serge y éteindra sa montre. Ce soir nous retournons dormir à Niš.

Données de la montre Epix: Garmin Connect