66,89km – 10h35’
La Martenitsa aura donc, contrairement à sa signification, marqué le retour de l’hiver !
Ce matin le brouillard manque pour une fois à l’appel, mais il fait un froid de canard. Les vents de cette nuit ont complètement dégagé l’horizon et l’on aperçoit de nombreux sommets enneigés au loin. Au nord la chaîne du Balkan est la plus grande de tout le pays. A ne pas confondre avec « les Balkans » qui est l’appellation regroupant tous les pays du sud-est de l’Europe.
Mais oui je sais. La météo et la géographie c’est bien gentil, mais ce matin vous n’avez d’yeux que pour le 4×4. Vous voulez tous savoir s’il va bien. Alors je ne vais pas tourner autour du pot : il est réparé. C’est bon, hallelujah mes frères et mes sœurs, la porte du coffre est de nouveau fonctionnelle ! David est revenu hier soir sain et sauf de son expédition. Après avoir un peu tourné autour du lieu de rendez-vous, il a fini par tomber sur le duo de garagistes qui l’attendaient au bord de la route. Les deux collègues se sont mis à l’ouvrage et après deux bonnes heures de travail ils ont affiché un large sourire suivi d’un « okay ».
A noter que sur le chemin du retour, ce sont les pleins phares qui ont cette fois-ci lâché… il est temps que le tour du monde se termine pour notre cher 4×4…
L’étape d’aujourd’hui consiste à redescendre ce qui a été gravit hier. Un long atterrissage tout en douceur qui verra Sofia se rapprocher au fur et à mesure de la journée.
Nous sommes toujours sur la route 8, qui aujourd’hui zig-zag avec l’autoroute. Nous ne croisons que très peu de voitures et pour cause : cette portion de route est en très mauvais état. De nombreux et énormes trous sont présents un peu partout et nous zig-zagons à notre tour pour les éviter.
Les chiens errants sont toujours aussi nombreux, mais en fin de compte pas si méchants que ça. Voir pas du tout. En vérité ils ont juste peur de l’homme, ce qui ne manque d’émouvoir David aka « David Bardot », grand défenseur de la cause animale.
Nous avons été mauvaises langues car la température monte en flèche en ce début d’après-midi. Il fait un temps radieux.
La route 8 fini par se fondre dans l’autoroute, obligeant Serge a courir 5 kilomètres sur le bas-côté de cette dernière. Pas évident. D’autant que le restant de l’étape, que nous pensions correct pour courir, s’avère être une sorte de périphérique de la ville de Sofia, où la circulation est très importante et la configuration des voies pas du tout adaptée à ravitailler un coureur.
Un changement de plan s’impose donc, et nous allons discuter ce soir d’une éventuelle traversée de Sofia par le centre. A demain.
Données de la montre Epix: Garmin Connect



