65,89km – 10h14′

Ce matin c’est au tour de Bertrand de rentrer au pays. Il est 6h30 lorsque celui-ci nous dit au revoir et part prendre son avion à Istanbul. C’est donc avec une vamp en moins que nous continuons notre traversée de l’Europe. L’occasion pour David et moi de tester l’efficacité de notre binôme.

Serge préfère attendre que le jour se lève avant de commencer à courir. Notre étape d’aujourd’hui ne va pratiquement pas dévier de la fameuse « D100 », synonyme de voitures qui roulent vite, alors autant attendre que la visibilité soit bonne avant de lancer notre runner sur le bas-côté.

Avant de partir on en profite pour faire le traditionnel « checkout » des chambres. S’assurer que rien n’y a été oublié, rendre les clés et demander une facture à la réception. Un jeu d’enfant en temps normal, sauf que depuis que nous sommes en Turquie nous avons quelques problèmes pour nous faire comprendre. Personne ici ne parle anglais. En tout cas pas dans cette région. Alors on improvise, bien souvent le personnel de l’hôtel ouvre le traducteur sur ordinateur et nous invite à passer de l’autre côté du comptoir pour y écrire directement nos questions. Mais malgré tout, le langage des signes reste la meilleure manière de se faire comprendre (dédicace à René qui est et restera le maître incontesté en la matière).

Serge s’élance à 7h30 sous un ciel menaçant. De la pluie est annoncée pour cet après-midi : l’occasion de voir si la météo turque est fiable.
Pour cette dernière vraie journée en Turquie, il faut avouer que ce pays ne nous offre pas son meilleur visage. Nous sommes loin des images « cartes postales » d’Istanbul. La campagne est toujours autant recouverte de déchets, peut-être même encore plus qu’hier. Et la grisaille, le vent et la route rendent l’ensemble très très triste…

Je ne vais donc pas m’évertuer à vous raconter une journée qui ne nous aura de toute façon pas passionné. Nous avons beau nous creuser les méninges, il ne s’est rien passé. A part une étrange odeur de purée Mousline aux abords du 55ème kilomètre. L’enquête est en cours.

Reste qu’après seulement deux jours de course, nous allons rentrer en Bulgarie dès demain.
Aaah la Bulgarie… tout le monde connaît cet endroit non ? Mais mis à part sa capitale Sofia, et le missile de Kostadinov en 1993 au parc des Princes, quoi d’autre pouvez-vous me dire à propos de ce pays ?
Je vous laisse la nuit pour y réfléchir, attention pas de triche, et on se retrouve demain pour de nombreuses informations.
Bonne nuit.

Données de la montre Epix: Garmin Connect