67,09km – 10h12′
La journée commence sur la piste que nous avons quitté la veille. Nous profitons encore et toujours de ces magnifiques lever de soleil, de ces paysages somptueux et désertiques, hormis une végétation parsemée d’arbustes de 80 cm à 1 m, qui nous entourera jusqu’à la fin de l’étape.
Après 14 km de piste, nous arrivons à un passage à gué. Suite aux fortes pluies d’hier soir, le débit de la rivière est très important. Nous ne savons pas si les véhicules pourront passer, après analyse, Jean-Mi va de lui-même traverser la moitié du cours d’eau à pied, afin d’évaluer la possibilité de passer. Il a de l’eau jusqu’aux cuisses. Nous validons de ce fait le passage des 4X4. Le premier véhicule passe sans encombre, Serge quant à lui est obligé de traverser à pied, se faisant aider de la voiture de Jean-Mi afin d’éviter de tomber dans l’eau. Il nous aura fallu presque ¼ d’heure pour faire passer tout le monde. La course peut à présent reprendre.
Nous apercevons des habitations au milieu de ce no man’s land. Ce sont pour la plupart des constructions faites de récupération et de tôles. Je me dirige vers l’une d’elles pour saluer la famille qui occupe les lieux. Un couple avec trois enfants, des filles de 1 à 3 ans. Le mari paraît plus âgé que son épouse, il est en train de fixer des tôles qui serviront de murs avec des fils métalliques. Son épouse quant à elle s’attèle à faire du tri à l’arrière de la maison dans des valises remplies de linge. Ils vivent dans le dénuement le plus total. Un coq et une poule, mal en point, se mettent à l’abri du soleil brulant sous une charrette. Nous avons du mal à communiquer, ils ne parlent pas anglais et moi encore moins leur langage. Cet homme usé par le soleil et le travail souhaite me vendre quelques cailloux qui ont de la valeur pour lui. En face de cette habitation nous voyons des tas de voitures en débris, cela ressemble bien à une casse automobile, peut-être bien l’endroit ou ce père de famille travaille !
La fin d’étape se finit avec un dénivelé digne des plus grands trails.
Les deux compagnons de route, Philippe et Serge finissent ensemble cette étape bien usante pour les organismes.
Données de la montre Epix: Garmin Connect



