66,58km – 10h40′
Ce matin le départ a lieu de nuit, Serge part sans lampe frontale et commence les premiers km de piste dans l’obscurité. Seules les étoiles le guident ainsi que quelques éclairs pour cette première heure. Le vent le pousse doucement, le taux d’humidité dans l’air et particulièrement élevé. Il y a de l’orage dans l’air, nous apercevons des éclairs de chaleur, mais nous évitons la pluie. Celle-ci est déjà tombé cette nuit sur la piste que nous allons emprunter. Le soleil arrive assez vite, et nous qui pensions ne pas avoir à utiliser la glace et l’eau glacée pour refroidir Serge, reprenons nos habitudes: glace et bandana mouillé à chaque ravitaillement.
Le désert s’étend sur plus de 1 500 km le long d’une bande côtière nord-sud large de 80 à 160 km qui longe l’océan Atlantique. À l’est, une zone de transition semi-aride est bordée par un plateau montagneux. Au sud, le désert du Namib se fond progressivement avec le désert du Kalahari.
À cause de l’absence d’eaux de surface permanente, l’humidité apportée par les brouillards marins joue un rôle vital pour les organismes vivant dans ce désert. L’espèce végétale la plus remarquable est la Welwitschia mirabilis qui est endémique au désert du Namib et au Kakoland voisin. Cette plante rare ne possède que deux très longues feuilles et peut vivre jusqu’à 2 500 ans. D’autres espèces typiques sont le nara, un melon rond épineux, le dollar-bush, un arbuste qui doit son nom à ses feuilles rondes de la taille d’une pièce d’un dollar et l’arbre-carquois. D’une manière générale, la végétation est extrêmement rare dans le milieu dunaire du Namib méridional.nt
De nombreux reptiles (lézards, geckos) et petits rongeurs (gerbilles, taupes…), dont certains endémiques, y vivent. Les grands mammifères sont rares, les seules espèces adaptées à cet environnement très rude étant l’Oryx gazelle ou gemsbok et dans une moindre mesure le springbok, y survivent notamment quelques groupes d’éléphants du désert. Il existe aussi une petite communauté d’environ 50 familles de chevaux sauvages qui vivent dans un secteur de 40 000 hectares du désert et qui survivent depuis une centaine d’années grâce à un puits d’eau installé pour ravitailler les trains durant l’époque de la colonie. Parmi les prédateurs, on trouve les hyènes, des lions ainsi que des renards. La faune aviaire est assez limitée et se concentre sur la bande côtière.
Serge a retrouvé la forme et cela fait plaisir à voir.
Données de la montre Epix: Garmin Connect



