74,25km – 10H04′

Départ avancé de 15 minutes, ce matin pour Serge, qui est amené par Laure au point d’arrêt de la veille. Il ne me semble pas “super” . Les prochains kilomètres nous en diront plus sur sa vraie forme. Le soleil est au rendez-vous, le ciel est clair à l’attaque de cette nouvelle vallée de la rivière  Thompson qui est bordée sur ses deux rives de voies ferrées avec un trafic intense. Toujours des trains monstrueux par leur longueur. Décidément, les chemins de fer canadiens rivalisent avec leurs homologues américains ! La température est clémente, un peu juste dans les parties ombragées, mais qui doit être idéale pour courir. Paysages extraordinaires avec cette rivière au fond et des massifs rocheux qui descendent jusqu’au bord de l’eau. Quand la circulation qui n’est pas très  importante cesse,  on n’entend que le bruit de la rivière tumultueuse qui ressemble plus à un gros torrent . Peu d’oiseaux, à part les tourterelles qui chantaient au lever du jour au motel, pas d’animaux pour le moment, seulement  des moustiques ! Pas de fleurs non plus dans cette nature sauvage. Les herbes des rares prairies sont jaunies et les buissons sont gris . Pas de quoi se réjouir ! Le vert a perdu de son intensité. Une bonne odeur dans l’air, un gros camion-remorque chargé de grumes de sapins vient de passer.  Puis un autre et un autre encore. Agréable. Notre coureur n’est pas bavard mais il “pétrole”.

Après une belle descente, nous revoilà au niveau du cours d’eau, ici calme et large. Un hameau, les trois premières maisons depuis l’aube avec un bar et un stand de vente de fruits, fermé. Il s’agit de Spences Bridge Indian Reserve 4, à  quelques centaine de mètres, nous allons rencontrer la road n°8, traverser la rivière et la longer sur sa rive droite. Comme hier les grandes descentes succèdent aux montées, aux pourcentages parfois surprenants. Au confluent de la rivière et d’un affluent se niche un petit bourg d’une quinzaine  de maisons sur une parcelle triangulaire desservie par une seule route qui doit bien être la road 8. Cette fois le mauvais temps se rapproche de nous, il pleut au loin. Nous sommes depuis un moment dans un nouveau district, celui de Cariboo. Pour arriver au 55ème km, notre Sergio devra monter pendant 4 km et là, nous nous sommes éloignés de notre rivière . Des cultures apparaissent du fait de l’élargissement des bords du plateau sur lequel nous roulons. Nous avons, surtout Serge, eu droit à une averse, le ciel restant menaçant . Laure nous a laissés pour l’hôtel et des courses de première nécessité, afin de couvrir les 5 ou 6 jours à venir, jusqu’à Prince George. Hormis les petites épiceries, pas de centres commerciaux, ni de supermarchés. Pas de fermes visibles, mais il y a des cultures de luzerne arrosées par des installations automatiques, et il doit y avoir ailleurs des céréales, on voit des empilages de grosses bottes de paille. Pendant ce temps, Serge avance et se rapproche de Cache Creek. Nous passons devant une station et en profitons pour faire le plein d’essence. Repérage aussi pour notre retour d’Anchorage, ce pourrait être un point de chute et pour un casse-croûte à 330 km de Vancouver . En plus l’établissement  est ouvert 24/24 h. et 7/7 j. Notre runner fait encore un ravitaillement  plus 2km et ce sera l’arrivée où Christophe l’attend pour une interview.  Serge aura été en belle forme aujourd’hui malgré mes prévisions de ce matin.

 

Un petit mot en annexe pour vous dire que j’avais dit à René que j’écrirai le texte du jour à l’occasion de son anniversaire question de le décharger mais je n’ai pas vu passer la journée et voilà René tout au long de la journée à écrit son texte (ci-dessus). Alors juste Joyeux Anniversaire pour ses…. printemps! Laure

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Mardi 5 Juillet: Etape 157