75,82km – 11h06′
Au départ le thermomètre affiche 5 degrés, l’herbe est gelée ! Serge nous explique que ça fait plusieurs semaines qu’il n’est pas parti avec une température aussi fraîche, mais nous sommes à un peu plus de 2000 mètres d’altitude et il est 5h40.
Lors du 1er ravitaillement: le café, nous discutons. Serge ne fait pas que courir, il discute entre deux et c’est plaisant. Je lui remémore les vacances de l’année 2000 ou 2002. Serge et Laure nous avaient emmené (les 5 cousins ) en vacances aux Etats-Unis. Et je lui rappelle que nous avions été surpris par les changements de climat et de température sur des distances relativement réduites (à l’échelle de la taille du pays) . Après cet échange de souvenir et ce petit flash-back: retour à la réalité. Au menu de la montagne, une belle bosse, des montées et des descentes. Heureusement que l’hématome sous dermique de Serge va mieux et qu’il semble plus à l’aise et moins boiteux lorsqu’il pose le pied gauche par terre. Et puis il est plus loquace, car quand Serge a mal, il se ferme sur sa douleur.
A partir du 20ème kilomètre, nous entrons dans la forêt nationale d’Inyo, constituée presque exclusivement de pins et qui s’étend très majoritairement en Californie et aussi un peu à l’ouest du Nevada, celle-ci contient 9 réserves intégrales protégées.
10h30, il fait 30 degrés et Serge a de la concurrence sur la route, des cyclistes doivent parcourir un circuit et pour certifier de leur bonne foi, ils doivent faire tamponner un carnet afin de montrer qu’ils ont bien suivi l’itinéraire prévu. Nous avons certainement été leurs seuls « supporters » et en remerciement, nous entendions « Thanks french ». Je pense que notre accent y était pour quelque chose.
En sortant de la forêt, nous voyons au loin un lac, il semble être tout blanc, il s’agit du lac Mono qui possède une très grosse concentration en sel, aucun poisson ne vit dans ce lac, seulement une espèce de crevette, « l’artémie ». Il est donc devenu un lieu de restauration comme point d’étape pour les oiseaux migrateurs.
Un goéland a même failli chiper la banane de Serge, celui-ci nous prenant pour 2 grosses crevettes !
Pour conclure cette étape Serge finira par l’ascension de « Conway Summit », culminant à 2480 mètres, la récompense étant un panorama splendide sur le lac et les monts enneigés.
Petite anecdote que j’avais oublié de mentionner, nous avons croisé deux groupes de Français il y a 3 jours et hier soir, les deux étant des Normands, respectivement de Rouen et du Havre. Nous qui nous croyions dépaysés !! Finalement pas tant que cela.
A demain !
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du dimanche 5 Juin: Etape 127



