70,56 km – 9H55′
Pas de gel intense cette nuit , à part dans les champs où l’herbe est blanche et raide. A 8h00, comme un métronome, notre Sergio s’en va pour sa journée de boulot. Il fait 2°C ,sans vent au moment du départ. Serge part pas très en forme à nouveau ce matin, il a mal au ventre, alors qu’hier ça allait mieux . Au pied de l’hôtel, nous attendaient les PV avec Adrienne depuis un bon quart d’heure, bien décidés à profiter de toute l’étape avec nous . Premier ravito dans la même brume depuis deux jours. Nous quittons la route P110 pour la P102 plein sud au moment où une espèce de brouillard nous tombe dessus enveloppant tout. Il est temps de faire mettre à notre coureur son gilet fluorescent. Sécurité d’abord . A Valoria la Buena, nous changeons d’itinéraire pour descendre directement vers le sud par la VP 3003. Ainsi à l’entrée de Valladolid, nous devrions avoir gagné 5km et évité un sentier / camino au bord de l’autoroute, qui par le bruit permanent a fatigué Serge, les pieds ayant aussi souffert des cailloux présents sur ces voies. Au lever, Serge change ces Pro Touch P1.0, pour la seconde fois depuis Paris. Encore une côte de 3km à 10% sur une route nouvelle et toute droite pour enjamber la ligne ferroviaire à grande vitesse. De l’autre côté, une grande descente qui fait mal aux jambes . Nous profitons de l’attente pour faire le point des vivres apportées par Brigitte et Roger . Le soleil, un peu après 11h00 réussit à percer la brume qui s’estompe en quelques instants . Cela fait du bien ! Mais le thermomètre dépasse à grand peine 8 degrés. Au ravito du km 25 notre boss se rhabille, tout du moins le haut, car le vent de face s’est levé et rabaisse la température ressentie à 1 ou 2 degrés.
Au Km 30, jouxtant un immense camp militaire, notre cuisinière ambulante a concocté à son coureur préféré un croque-monsieur des familles ! Avant l’entrée de la grande ville qu’est Valladolid, c’est bien de charger en nourriture, la traversée étant une inconnue pour nous et les ravitos risquent d’être “hard”. Valladolid approche, avenue de Santander, très longue artère traversant une zone commerciale et industrielle. On avance, il y a pas mal de circulation mais les manoeuvres restent malgré tout aisées. Pendant quinze km un peu stressants, nous n’avons jamais perdu de vue notre coureur, descendant aux feux si nécessaire, faisant demi-tour pour bien lui indiquer les changements de direction. Et nous prenons vers le sud par cette 610 pour un grand moment. Il est 15h30, c’est un changement total de végétation. Au nord de la ville il y avait de la verdure , au sud c’est presque la garrigue ! Une forêt de pins,des vignobles bien taillés, ceux de Rueda qui possède sa propre “route des vins”. Enfin, il fait chaud , mais Serge a toujours le vent dans le nez et c’est dur d’avancer, surtout en fin d’étape. Nous venons de traverser Villanueva de Duero, du nom de la rivière Duero, et allons vers Serrada. Où s’arrêtera-t-il ce soir ? Lui seul le sait ! Au dernier ravito, à 3km environ de Serrada , il décide de continuer encore 5 km . Max repart à l’ hôtel avec les PV chez qui nous dînerons “encore?” me direz-vous. Ils ont trouvé un refuge pour Adrienne derrière l’hôtel pour la nuit. Et Serge me donnera rendez-vous à la sortie de la ville au km5, vers la borne 27, au point GPS N : 41°26 670 / W : 004° 52 511 et altitude 729 m. Pleine nature. Cherchez!
Là sera la fin de cette belle étape, encore une ! A demain.
Pas de video ce soir même si elles sont dans la boite pour cause de réseau insuffisant au téléchargement!
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du mercredi 24 février: Etape 25



