71,44 km – 10H02′

-6,6°C, un chiffre qui cause. Mais soleil levant dans les rétroviseurs. Ce soleil fait vite remonter la température. Cela va devenir vite agréable.  8h00. C’est le top départ. Tenue emmitouflée, bonnet chaud, gants pour notre coureur très content  de sa journée d’hier  et qui souhaite la même météo pour cette 21ème. Tout à  coup après  une montée d’au moins un km, vue irréelle sur une vallée couverte de vignes où les ouvriers agricoles arrivent pour la taille. Ces vignes sont magnifiques sous ce soleil  levant qui les éclabousse au fur et à  mesure qu’il passe le sommet de la colline. Première  bourgade , Fuenmayor, au coeur  de ces vallées  de la Rioja. Direction Navarrete par la N120 . Nous avons quitté  la Navarre pour la région de la Rioja et nous nous dirigeons vers celle de Burgos ,et la province  de Castille et Léon.  A la sortie de Navarrete , un couple de pèlerins sur un sentier et déjà  deux coureurs cyclistes qui s’entraînent. Avons vu aussi deux personnes d’un certain âge faisant un petit footing matinal . Je ne sais  si c’est la proximité  du chemin de St Jacques qui produit l’effet ,mais je trouve nos amis espagnols plus sportifs que nous ,français ? Sur ce chemin d’ailleurs nous allons passer pour longer l’autoroute  A12 qui conduit à Burgos. Face à nous se dresse  la chaîne des monts de la Sierra de Demanda qui culminent à  plus de 2000m,  bien sûr  tous enneigés. Le paysage est splendide, mais pas le temps de rêver,  Serge arrive pour le ravito du 20 ème km. Il a droit à un pot de nouilles japonaises et 50 cl d’eau minérale. Vous trouvez peut-être que nos menus  sont répétitifs , mais il faut jongler entre les impératifs de la course et le stock embarqué,  qui compte tenu de la place est varié , mais pas infini. Nous traversons Najèra . Quel bel horizon pour les habitants , que cette montagne blanche immaculée. En ce qui nous concerne un petit battement de quelques  minutes , on en profite pour faire les courses dans le prochain supermarché qui va se trouver sur notre route . Certains sont indiqués  sur le GP S. Il nous faudra aussi prendre du gazole à  la prochaine station – service, plus le plein d’eau pour la vaisselle du jour et du lendemain  . Nous venons de découvrir au milieu des vignes des pêchers et cerisiers en fleurs. Très belle image. Serge  a posé  son collant et son coupe-vent, il court en maillot à  manches longues, la température  à 11h30 est de 10/11 °C, sans vent ou presque.  Cinq minutes chrono,  un équipier à la pompe  à  eau,  un à la pompe à  gazole et le tour est joué, retour à  la course pour un nouveau ravitaillement.  Nous retrouvons  la N120a que je conseille à tous ceux qui voudraient visiter tranquillement la région . Il y a une station service tous les 5km ,mais attention, elles sont toutes fermées et abandonnées,  victimes de l’autoroute, qui lui est parallèle à 10m seulement. Pas vu une seule voiture depuis 15km ! et 15km de Serge , c’est  deux heures ! Prochaine ville touchée,  Santo Domingo de la Calzada , une belle ville mais où il est quasiment impossible de se garer, donc difficile de guider un coureur à  pied.  Dans ce cas, l’un des suiveurs descend du véhicule, guide ou accompagne Serge dans la partie difficile et se fait récupérer un peu plus loin ou à  un endroit convenu à  l’avance.   Avant cette agglomération,  notre route croise celle d’une dizaine de cyclistes Coréens arborant fièrement  leur drapeau national à l’arrière de leurs bicyclette,mais habillés en tenues hivernales “ grand froid “.  Auraient – ils froid dans ces contrées ?  La circulation sur la portion Santo Domingo / Belorado est plus intense , quoique supportable pour notre runner. Nous approchons du terme de cette étape  qui nous aura encore gâtés, le beau temps étant de la partie jusqu’au bout. Pour éviter la circulation, Serge court sur le chemin  de St Jacques qui jouxte pendant  les 15 derniers kilomètres la N120 . A 17h15, je conduis Maxime à  l’hôtel qui est sur notre passage et repart ravitailler notre coureur qui ne s’arrêtera encore pas là  où c’était prévu , mais 3,5 km au delà  de Belorado . Incorrigible! Mais il se constitue ainsi un petit matelas de sécurité et évitera des étapes trop longues au Portugal . Pendant ce temps, Max est allé voir les deux restaurants  proches  de notre couchage pour essayer  de dîner à  19h30 , ce qui est compliqué ici, nos amis espagnols étant  comme on dit “du soir “. Pas de chance, alors nous dînerons  dans la chambre . Au menu, composé avec Max au super market  du village, saucisson ,lard ( Serge  adore cela) jambon ibérique  fumé  , fromage de pays et ….une petite bière, pour nous, les suiveurs ! .Serge,  lui se lave les dents et se couche avec ses boules “quiess”. Rassurez- vous, nous avons encore du boulot , photos ,vidéos et compte-rendu de journée,  celui que vous attendez ! Pour en finir notre Sergio  aura parcouru ce jour 71,44km en 10h02. Pas mal , mais ce soir il soignait ses coups de soleil avant de se coucher. Allons  nous coucher….et à  demain , si vous voulez bien. 

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du dimanche 21 février: Etape 22