69,85km – 9h57′
Réveil à 6h40 ce matin, avec un petit pincement au cœur lorsque nous apercevons « dimanche » sur le téléphone.
Une fois le soleil levé, nous découvrons un ciel bleu. Parfaitement bleu. On a du mal à y croire.
Aujourd’hui est un grand jour car nous passons la barre des mille premiers kilomètres. Alors on prie pour que la météo soit de notre côté.
Il ne nous faut pas plus de 30 minutes pour déchanter. Des nuages arrivent à toute allure et c’est reparti pour une bonne grosse averse, histoire de se réveiller.
Ni une ni deux, nous sortons les grenouillères. Sous ces accoutrements nous sommes au sec, mais en contrepartie aucune chance de conclure en ce jour de Saint-Valentin.
A 10h39 vient le passage des 1000 kilomètres. Et comme par magie, la pluie s’arrête, nous laisse juste le temps de filmer, et repart de plus belle. C’était assez inattendu.
1000 kilomètres donc, en 14 jours, 00 heures et 18 minutes. On a frôlé le « tout pile ».
Pratiquement 71 kilomètres de moyenne par jour. Serge maintient un rythme très élevé depuis le départ. Peut-être un peu trop, mais son corps semble tenir pour le moment.
Le reste de la journée n’est qu’une succession d’averses qui nous plonge dans une morosité que même la beauté des Landes ne parvient pas à faire disparaître. Le temps peut parfois sembler long lorsque nous ne sommes que trois sur les routes, et que la pluie nous oblige à passer une grande partie de notre temps dans la voiture.
Néanmoins, Serge a souligné quelque chose d’intéressant : une fois aux Etats-Unis, vu les grosses chaleurs nous allons avoir, nous risquons fort de regretter toute cette eau. Pas faux.
Mais vous en conviendrez, on a quand même du mal à courir sous la pluie en savourant chaque goutte comme si c’était la dernière…
Au 35ème kilomètre, lors d’un ravitaillement, un riverain interpelle Serge :
« – Vous faites le marathon ?
– Non juste de la course à pied.
– Mais vous venez d’où ?
– De Paris.
– Et vous allez.. ?
– A Lisbonne. »
Serge salue l’homme, et repart en le laissant quelque peu incrédule.
Voilà typiquement le genre d’échange qui fait toujours sourire sur les routes du tour du monde.
La journée se terminera aussi tranquillement que les précédentes. Demain nous serons rejoints par Maxime, qui prendra le relais auprès de René, et Monika qui viendra tourner des images jusqu’à la frontière. Une équipe de France 3 fera aussi le déplacement et arrivera en fin de journée.
Ce soir nous logeons à Monlezun-d’Armagnac, heureux et au sec. A demain.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Lundi 15 Février: Etape 16



