72,62km – 9h38′
Départ de Chillac quelques minutes avant le lever du soleil, direction le croisement entre la D68 et la D2.
Hier soir, le propriétaire du gîte nous expliquait que 90% des forêts avoisinantes ont été ravagées par la tempête de 1999. Cela fait maintenant 17 ans qu’il chauffe sa maison avec le bois détruit de cette année-là.
Et en effet, les forêts sont dans un état précaire. Beaucoup d’arbres sont encore courbés comme si la tempête n’avait eu lieu il y a seulement quelques jours.
Nous évitons les départementales pour emprunter de petites routes qui traversent ces bois. Avantage : ces routes sont interdites aux camions et par conséquent très calmes. Inconvénient : elles sont bien plus vallonnées que les départementales. Le dénivelé positif risque de grimper en flèche, et nous craignons pour le tendon de Serge.
Celui-ci avance, concentré sur sa progression et alternant course et marche afin de gérer au mieux toutes ces montagnes russes.
Au 19ème kilomètre nous faisons la rencontre de Landry, un photographe amateur qui souhaite nous accompagner jusqu’en milieu d’après-midi. Pratiquement toutes les photos de la journée viennent de son appareil, et on l’en remercie beaucoup.
Puis au 23ème kilomètre c’est Denis, un coureur, qui vient accompagner Serge jusqu’au Fieu.
A notre arrivée sur La Barde, nous apprenons qu’un des deux ponts que nous devons traversé est submergé. Un itinéraire bis est rapidement trouvé, mais nous sommes obligés de perdre 4 kilomètres sur le trajet initial. Serge est agacé, mais personne nous faisons au mieux.
Avant de traverser le pont de substitution, une bande de coureurs se joint à Serge et Denis.
Le peloton est maintenant dense, et tous se dirigent vers Le Fieu où une réception d’une quinzaine de minutes est prévue. A notre arrivée, tout cela sera finalement écourté : seule l’adjointe au maire est présente, et un vent violent s’est levé. Le maire est malheureusement bloqué quelques kilomètres plus loin, mais il prendra le temps de nous rendre visite un peu plus tard, avant notre entrée sur Saint-Médard-de-Guizières, où les derniers coureurs accompagnant Serge s’arrêteront.
Le vent continue à souffler très fort. Nous nous engageons sur une longue et pénible montée le long d’une route bordée d’innombrables vignobles. Rajoutez à cela le retour de la pluie, et vous comprendrez que Serge a envie d’en finir avec cette étape.
Heureusement, le vent ne nous accompagnera pas jusqu’au bout. Il nous abandonnera au sommet de cette dernière difficulté, et confiera les derniers kilomètres au soleil, que nous retrouvons avec plaisir.
Alain en profitera même pour sortir le drone, et s’essayer à quelques plans dans cette dernière descente avant l’arrivée à Castillon-la-Bataille.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Samedi 13 Février: Etape 14



