69,92km – 9h46′

Départ sur le parking de l’hôtel ce matin à 7h50 pour Serge. Il a plu toute la nuit, et comme par miracle les nuages disparaissent à notre réveil. La température est agréable et la circulation faible. Une bonne demi-heure plus tard, le soleil se lève et c’est un vent glacial venant du sud-ouest qui l’accompagne. Il faudra attendre deux bonnes heures avant que la température ne daigne monter.
Serge est de bonne humeur, et ça fait plaisir à voir. Même les éventuels errements des suiveurs ne le font pas broncher.

Après avoir été ravitaillé de façon consistante avec des pâtes, du hachis parmentier, Serge prend la direction de Châtellerault. Ce genre de repas pourrait paraître tôt aux yeux de certains. Mais lorsque Serge est sur une course, passé le début d’après-midi, il n’a plus d’appétit et se contente d’ingurgiter du sucré pour terminer l’étape. Une bonne alimentation est donc essentielle le matin, afin de lui donner une réserve d’énergie suffisante pour le restant de journée.
Les kilomètres s’enchaînent et la circulation s’intensifie. Serge qui pensait être tranquille sur la route ce dimanche est mis à mal par les nombreuses voitures qu’il croise.
A l’entrée de Châtellerault, il explique à Laure qu’il « croise 6 voitures par minute ».
Faites le calcul, 10h de course = 4000 voitures. Sachant que nous sommes sur une départementale toute la journée, que les voitures roulent à 90km/h, que le bas-côté est pratiquement inexistant : une voiture qui passe à côté de Serge c’est à la fois une force de poussée qui s’exerce sur lui, du bruit, du stress… bref que de bonnes choses !
Quelques kilomètres de répit sont néanmoins trouvés en empruntant une piste cyclable peu avant l’entrée sur Lencloître.
Nous avançons maintenant à trois, Laure étant repartie en Normandie. Son passage sur la course durant ces 36 dernières heures aura été salvateur et nous aura permis de réajuster bon nombre de points par le biais de son expérience et de ses maintenant bien connus talents d’organisatrice ! Nous n’aurons pas l’occasion de la revoir sur la course avant les derniers jours au Portugal, et c’est bien dommage.
Le vent s’intensifie en début d’après-midi, et la rase campagne de la Vienne est le terrain propice à de fortes bourrasques. Les nombreuses éoliennes croisées ces derniers jours nous avaient pourtant prévenues : ici, il y a du vent.
Serge luttera contre celui-ci jusqu’à la fin de l’étape, qui sera d’ailleurs rallongée de 4 kilomètres. En effet, demain est un jour un peu spécial puisque nous arriverons à Pouzauges, et que nous serons reçus par Fleury Michon, l’un de nos principaux sponsors. Serge souhaitant être en forme pour ce moment, il a donc poussé en cette fin de journée afin d’attendre le département des Deux-Sèvres, et ainsi raccourcir le kilométrage initialement prévu pour demain.

Parcours du lundi 8 février / Maisoncelle – Pouzauges: Etape 9

Données montre GPS : Garmin Connect