{"id":1591,"date":"2016-02-26T22:52:52","date_gmt":"2016-02-26T21:52:52","guid":{"rendered":"http:\/\/sergegirard.fr\/fr\/?p=1591"},"modified":"2016-02-27T20:35:41","modified_gmt":"2016-02-27T19:35:41","slug":"e27-vendredi-26-fevrier-la-estacion-ituero-de-azaba","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sergegirard.fr\/fr\/2016\/02\/26\/e27-vendredi-26-fevrier-la-estacion-ituero-de-azaba\/","title":{"rendered":"E27: Vendredi 26 f\u00e9vrier \/\/ La Estacion &#8211; Ituero de Azaba"},"content":{"rendered":"<p>71,13km &#8211; 10H18&prime;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6h30. Bien r\u00e9veill\u00e9, je mets le nez \u00e0 la fen\u00eatre, il pleut.<br \/>\nPetit d\u00e9jeuner silencieux et en route pour la borne 276<br \/>\n8h10. Temp\u00e9rature 4\u00b0C. Pluie fine . Altitude 810 m.<br \/>\nDirection : Portugal ! Go! Sergio, une fois de plus \u00e9quip\u00e9 \u201cpluie\u201d s\u2019en va pour sa journ\u00e9e de 10 heures. La m\u00e9t\u00e9o consult\u00e9e par Max ne nous dit rien de bon sur le secteur. On entend tomber les gouttes sur le toit du 4&#215;4, en attendant notre coureur au premier poste de ravitaillement Km 4, 8.<br \/>\nDans les champs , le second vrai troupeau de bovins, jusqu \u2018alors nous avons vu beaucoup de moutons mais pas o\u00f9 presque de bovins, peut- \u00eatre sont &#8211; ils \u00e0 l\u2019\u00e9table. Par contre nous approchons du pays des olives et la v\u00e9g\u00e9tation \u00e9volue . Plus de r\u00e9sineux , remplac\u00e9s par les oliviers dont la densit\u00e9 augmente en allant vers l\u2019ouest. La circulation s&rsquo;est intensifi\u00e9e sur le grand ruban toujours proche de nous surtout les poids lourds. Borne 286. Un v\u00e9hicule de police s\u2019immobilise sur la route, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous, intrigu\u00e9s par les deux occupants et notre pr\u00e9sence sur la bande d\u2019arr\u00eat d\u2019urgence. Nous leur expliquons qui nous sommes et pourquoi nous sommes l\u00e0 . Pas de probl\u00e8me, ils repartent avec une petite carte postale du d\u00e9fi. 9h30, un espoir d\u2019\u00e9claircie \u00e0 l\u2019ouest ? Prochain ravito, hachis parmentier et r\u00f4ti de porc . Succulent ! Et bonne nouvelle, la pluie a cess\u00e9. Rat\u00e9. Quelques minutes seulement . Exc\u00e8s d\u2019optimisme. Arr\u00eat \u00e0 Boadilla, premi\u00e8re bourgade r\u00e9ellement travers\u00e9e par la N620, les autres agglom\u00e9rations \u00e9tant \u00e0 l\u2019\u00e9cart ou pr\u00e8s des gares de la Renfe, la soci\u00e9t\u00e9 des chemins de fer espagnols . Max s\u2019est trouv\u00e9 une distraction, il vient de photographier une cigogne solitaire qui p\u00eache dans un tout petit ruisseau. Aujourd\u2019hui, avec ce temps on a peu de chance d\u2019avoir des contacts avec les populations de bord de route. Des nuages gris tirant sur le noir nous arrivent droit dessus, \u00e0 peine le temps de le dire que \u00e7a redouble de violence. D\u00e9solation. Histoire d\u2019un jour pourri. Au d\u00e9tour d\u2019une courbe, un troupeau de chevaux noirs, et toujours ce vent de face qui vous retourne le parapluie pendant que vous ravitaillez votre coureur qui, lui, court courb\u00e9 en avant pour en att\u00e9nuer l\u2019incidence.<br \/>\nSi je vous dis ce que nous sommes en train de faire, vous allez vous dire que nous n\u2019 allons pas bien, nous r\u00e9chauffons (temp\u00e9rons plus exactement ) du yaourt que nous conservons au frais ! cela pour m\u00e9langer \u00e0 des c\u00e9r\u00e9ales, et pour que \u00e7a ne g\u00e8le pas les dents de notre Sergio , et pour une digestion plus facile. C\u2019est aussi cela le m\u00e9tier de \u201csuiveur\u201d , \u00eatre attentif \u00e0 tout ce qui peut faciliter le relatif confort du coureur. A Sancti-Spiritus, pour Serge toujours frigorifi\u00e9 , ce sera une soupe tomate &#8211; vermicelle additionn\u00e9e de petits copeaux de fromage du pays et de pain ce qui semble lui avoir convenu. Il voulait du chaud ! Nous venons d\u2019\u00eatre doubl\u00e9 par un convoi de deux v\u00e9hicules du Dakar les voitures 318 et 319 sur un porte &#8211; voitures et un camion d\u2019assistance de Mitsubishi \/ Petronas qui doivent rentrer au Portugal. Ceci pour les f\u00e9rus de comp\u00e9tition auto. Sur la N 620, les conditions sont dantesques . Le vent toujours violent vient au dernier ravito de retourner et de d\u00e9truire d\u00e9finitivement notre parapluie et un poids lourd m\u2019a envoy\u00e9 au passage une gerbe d\u2019eau m\u2019inondant de la taille aux pieds . R\u00e9paration avec le chauffage \u00e0 fond jusqu\u2019au, prochain arr\u00eat ! Nous entrons dans une zone vallonn\u00e9e, \u00e0 800 m d\u2019altitude, et subitement le vent s\u2019est calm\u00e9 un peu, nous devons \u00eatre mieux abrit\u00e9s . L\u2019eau ruisselle de partout des talus de l\u2019autoroute, les ruisseaux d\u00e9bordent dans les champs o\u00f9 les chevaux pataugent. J\u2019ai l\u2019impression de revivre un \u00e9pisode de Paris-Tokyo, le long de la mer Adriatique, en Croatie. Les montagnes aper\u00e7ues tout \u00e0 l&rsquo;heure ont leurs sommets l\u00e9g\u00e8rement enneig\u00e9s. Pas \u00e9tonnant qu\u2019on n\u2019ait pas chaud. Une accalmie des averses pendant la travers\u00e9e de Ciudad Rodrigo. Sortie de ville avec passage sur le rio Agueda, puis une longue mont\u00e9e nous am\u00e8ne \u00e0 franchir l\u2019A62\/E80 et quitter l&rsquo;A 620 qui va aussi au Portugal, mais bien plus au nord, et \u00e0 prendre la SA 200. Deux kilom\u00e8tres et nous arrive une v\u00e9ritable temp\u00eate, neige et gr\u00eale m\u00eal\u00e9s, je m\u2019arr\u00eate , ne voyant quasiment plus la route. Cela dure bien dix minutes . Inquiets pour notre coureur, nous attendrons son passage avant de repartir. Nouvelle p\u00e9riode calme d\u2019une vingtaine de minutes mais Serge pr\u00e9voyant garde sa tenue de pluie, il n\u2019a pas confiance, avec raison, \u00e7a retombe ! Sur le bord de notre parcours, un \u00e9levage de porcs, noirs pour certains et quelques uns de couleur marron qui grognent au passage, attir\u00e9 par Max qui est entrain de les filmer, ils arrivent par dizaine. Petite s\u00e9quence cin\u00e9ma aussi pour Serge qui filme avec une micro-cam\u00e9ra sur un bras extensible . Campillo de Azaba sera le dernier gros village sur notre itin\u00e9raire de ce vendredi \u00e0 oublier. L\u2019arriv\u00e9e se fera \u00e0 la sortie sud de Ituero de Azaba. Borne 18.<br \/>\nDe l\u00e0 ,nous allons dormir \u00e0 Alfaiates \u00e0 25 km, en territoire portugais.<\/p>\n<p>Donn\u00e9es de la montre Epix:\u00a0<a href=\"https:\/\/connect.garmin.com\/activity\/embed\/1064208604\" target=\"_blank\">Garmin Connect<\/a><\/p>\n<p>Parcours du Samedi 27 f\u00e9vrier:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.openrunner.com\/index.php?id=5632633\" target=\"_blank\">Etape 28<\/a><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/2lAWv6n5n70?rel=0\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>71,13km &#8211; 10H18&prime; 6h30. Bien r\u00e9veill\u00e9, je mets le nez \u00e0 la fen\u00eatre, il pleut. Petit d\u00e9jeuner silencieux et en route pour la borne 276 8h10. Temp\u00e9rature 4\u00b0C. Pluie fine . Altitude 810 m. Direction : Portugal ! Go! 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