69,06km – 10h16′

Première étape pour mon binôme avec Ludovic. Si cela peut ressembler à un baptême du feu, il n’en est rien, car nous avons déjà accompagné ensemble lors du tour d’Europe en 2010. Reste que Ludovic n’est pas encore venu sur cette course, et qu’il faut qu’il faut qu’il trouve rapidement ses marques !

Notre journée démarre depuis notre hôtel de la veille, au niveau de la mer. Le ciel est couvert et un léger crachin tombe déjà. On profite de la fraîcheur matinale. Serge aussi. Sauf lorsqu’il traverse ce qu’il appelle des « poches d’humidité », sortes de zones très courtes où la chaleur et l’humidité sont anormalement élevées.
Au 10ème kilomètre nous sommes censés passer près de Jaws, un des spots de surf les plus célèbres au monde. Je dis bien « censés », car la végétation est tellement dense que l’on ne peut apercevoir la côte. Dommage.
Les vagues qui prennent forment à Jaws sont particulièrement prisées des surfeurs à cause de leur très grande taille. Certaines peuvent atteindre pratiquement 30 mètres de hauteur, et approcher des 50 km/h !

L’étape d’aujourd’hui s’avère être compliquée pour notre coureur. Nous empruntons l’unique route qui longe le littoral. Aucun bas-côté, des dizaines et des dizaines de virages serrés, ça monte, ça descend, pas mal de touristes en voiture et de grosses averses tout au long de la matinée. Joli tableau non ?
Voilà qui tranche radicalement avec l’île d’O’ahu.
Et pourtant notre coureur va bien. Il avoue même préférer ce temps à celui des derniers jours. On ne renie pas aussi facilement son côté normand…

En tout cas le paysage est toujours aussi verdoyant, et l’on comprend pourquoi avec toute cette eau qui tombe. Climat tropical oblige : quand il pleut ici, il pleut vraiment.
Notre route continuera de zigzaguer à travers le versant ouest de l’île pendant 45 kilomètres. Même si le flot de touriste est important, cette partie de Maui est clairement moins touristique qu’O’ahu, car beaucoup plus sauvage. Tout ce relief est très escarpé, rempli de végétation et tombe directement dans la mer. Dès lors, pas évident de construire des hôtels, d’y aménager des plages, etc… On verra ce qu’il advient du reste de l’île, mais pour l’instant les seules attractions touristiques que nous ayons vu, sont les échoppes de fruits et les nombreuses cascades formées à cause de la pluie. Ce qui a l’avantage de faire ralentir tous les touristes, et de permettre à Serge de courir plus sereinement.

La météo ne va pas en s’arrangeant, et Serge termine son étape sous des trombes d’eau. Qu’à cela ne tienne, notre coureur a décidé de courir non pas 60 kilomètres, mais bien 69, afin d’arriver au pied de l’hôtel. Autant profiter de cette accalmie de chaleur qui l’avait contraint a revoir sa moyenne journalière.

Quelques kilomètres avant la fin d’étape, nous passons tout près de la plage de Wai`anapanapa. Cet endroit est réputé pour son sable noir ! Bien évidemment d’origine volcanique, il fau néanmoins se méfier de ces petits cailloux qui, lors des fortes chaleurs, peuvent devenir brûlants. Avec la météo d’aujourd’hui, pas de soucis à se faire.

Ce soir nous dormons à Hana, petit village côtier coupé de tout, considéré comme l’un des derniers endroits encore sauvage de l’île. Serge termine son étape fatigué, mais heureux d’avoir pu dépasser son objectif de 60 kilomètres.
A demain.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du lundi 29 août: Etape 212

(pas de vidéo aujourd’hui pour cause de problèmes techniques… reprise dès demain)