74,44km – 10H49′

4h15. Dring ! Il est l’hore mon seignor ! comme aurait dit le serviteur dans le film. En route de nuit pour 80 km afin de poser Serge  avant l’ouverture du chantier. Mission réussie. A 6h20, le coureur est sur la route , mais ça monte tout de suite. Pas terrible pour un début d’étape . Température ⅞ degrés.  Quelques gouttes de pluie ont arrosé notre parcours depuis l’hôtel, mais le ciel chargé  ne semble pas vouloir nous tomber sur la tête. Km 5, au café /muffins, un renard de retour de sa virée nocturne, peut-être attiré par l’odeur, vient nous faire une petite visite, à 5 mètres, pas du tout impressionné. Puis c’est la noria de camions et véhicules de chantier qui commence. Nous sommes sur le trajet chantier / carrière d’où viennent les sables et graviers utilisés. Un gros semi-remorque citerne arrose en permanence la partie non encore goudronnée. Et notre runner  avance, il est passé au “stand” ce matin, et en est reparti avec ses “pneus “ neufs, le technicien a jugé qu’il était temps, ne pas risquer une sortie de route avec des gommes lisses ! Hier soir, il nous a fait une surprise:  sur sa vidéo, il avait enregistré le hurlement de loups, que nous ne pouvions pas entendre, nous qui roulons en voiture. Lui est attentif à tout ce qui se passe autour de lui, et comme il n’y a pas une circulation intense, il y a de grands moments où la nature est silencieuse. Alors le moindre bruit est audible, surtout aussi caractéristique. Nous croisons depuis ce matin des convois exceptionnels transportant des matériels militaires de retour d’Alaska, au moins une dizaine. Il ne fait toujours pas chaud, le ciel ne s’éclaircit pas. Secteur humide, marécageux, donc retour des insectes en particulier nos potes les moustiques. Pas gros, mais les dames piquent ! Une piqûre déjà, puis deux… Km18, enfin les travaux sont terminés, on peut l’espérer, si l’on croit les gens du chantier. Idem pour le trafic camions, l’entrée de leur carrière correspondant au retour sur le goudron. Sergio devrait être tranquille jusqu’à la frontière au minimum. Nos copains qui vont venir à notre rencontre nous renseigneront. Pour notre GMC, Il faudra envisager une opération “car wash” au retour,  du côté de Fort Nelson ou après, avant Vancouver. Quand je regarde dans mon rétroviseur, je vois le ciel bleu, mais ce doit être au-dessus du lac où nous étions il y a deux jours.

Km 47. Il ne s’est pas passé grand chose depuis un moment à  part l’avancée de Serge.  Nous traversons la White River, qui ne porte pas bien son nom, car ses eaux sont couleur chocolat au lait.  Son lit est large d’au moins 800 mètres, elle n’a pas l’air profonde mais doit à certaines époques de l’année charrier des milliers de mètres cubes d’eau boueuses et des arbres . D’ailleurs, il n’est qu’à voir les pieux métalliques plantés en amont du pont pour les retenir et ne pas bloquer son débit. Le soleil  est de retour. Km 55, un attroupement avec des enfants descendus d’un bus qui ont aperçu un caribou avec des grands bois, dans la lande de verdure d’un lac, dans l’eau jusqu’au  ventre, mais qui s’est sauvé en nous voyant . A peine le temps pour Christophe de faire une photo, mais de dos, au moment où il rentrait dans la forêt voisine. On avance, et nous approchons de Beaver Creek où nous dormons ce soir, dernièr village avant la frontière. A demain toutes et tous, et rendez-vous en Alaska où nous serons sept

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Mercredi 10 Août: Etape 193