61,6 km – 9H20′
Depuis notre arrivée dans le Western Australia, la Eyre Highway est un véritable cimetière de kangourous. Il ne se passe pas 1 kilomètre sans que nous voyons des dépouilles de marsupiaux, du squelette à la bête fraîchement culbutée. Serge a compté le nombre de bêtes mortes sur un kilomètre, juste de son côté de la route: il en dénombre 32, il recompte un peu plus tard et là c’est 24. Un véritable carnage!
Assez étonnamment, nous n’en avions pas vu un seul vivant ou mort entre Ceduna et Border Village. Nous nous interrogeons sur ce phénomène et répondons nous-mêmes à cette question par des suppositions. Côté South Australia, les terres appartenaient au gouvernement avec le Parc National de Nullarbor, juste avant il y avait la réserve aborigène de Yalata, depuis la frontière côté Western Australia les terres sont privées et appartiennent à des propriétaires terriens. De plus les panneaux indiquant « strychnine » sont nombreux, côté Western Australia, les terres sont donc pulvérisées par du poison. Mais tout cela ne répond pas réellement à notre interrogation.
Ce matin partis, aux aurores, sous une brume matinale, nous allons voir des dizaines de kangourous, bien vivants cela, le long de nos 44km pour rejoindre le point de départ. Cela faisait longtemps et nous sommes ravis bien que Serge espère toujours voir des dromadaires mais là je pense qu’il rêve. L’avenir nous le dira!
Parlons un peu du ravitaillement maintenant. Les « roadhouses » ne sont pas des supermarchés et si certains d’entre eux, comme Nullarbor ou Border Village proposent quelques produits de dépannage, d’autres comme Nundroo ou Mundrabilla ne proposent rien. Si j’avais fait le plein à Ceduna le 30 novembre, 10 jours après et avec le passage du check point de la quarantaine à Border Village le 9 décembre au matin, Serge n’a plus de kiwis, d’oranges, de citrons et de bananes. J’ai donc anticipé en appelant le Roadhouse de Mundrabilla , 5-6 jours avant notre arrivée pour demander si il était possible de commander 10 oranges, 10 citrons et quelques bananes. En arrivant, nous n’avons eu que 6 citrons, c’est mieux que rien. Ainsi pendant 6 jours, Serge pourra se faire son jus de citron le matin. Le prix d’un citron est de 2$ soit 1,5€, ce sont les prix Nullarbor Plain… Si les fruits manquent, le stock de yaourts se termine aujourd’hui et Serge en mange 2 par jour avec son müesli, j’ai donc appelé le roadhouse de Madura où nous logeons ce soir pour voir si il était possible de commander 24 yaourts soit le nombre nécessaire jusqu’à Norseman. Il n’y a pas eu de problème, chouette!
Pour le pain de mie qui sert aux sandwichs des ravitaillements, les roadhouses en ont tous dans leur congélateur et pas besoin de le commander. Border Village m’a sorti un pain avec pour date de péremption, le 12 octobre 2016. Ils doivent en commander une grosse quantité frais puis les congèlent lors de la livraison. Tous les roadhouses sont livrés par camions une fois par semaine le vendredi. La poste passe deux fois le mardi et le vendredi.
Pour l’anecdote, Serge a passé une commande et attend son paquet, envoyé par Tom Dennis au roadhouse de Madura. Ce paquet partit mardi de Sydney a transité par Perth mais n’est pas arrivé dans la livraison de vendredi, nous croisons les doigts pour qu’il soit livré mardi… sinon cela va devenir compliqué.
Tom a attiré mon attention sur le fait qu’entre Mandrabilla et Madura, des coquillages étaient incrustés le long de la route. Effectivement alors que la mer est maintenant à une trentaine de kilomètres de là, elle a sans doute il y a quelques millénaires recouvert ses terres.
Serge a fait une bonne nuit, en prévision d’un lever à 4H00 du matin, nous nous sommes couchés avant le soleil à 18H00. Hier, il avait quelques courbatures aux jambes. Me voyant fatiguée, il n’a pas osé me demander un petit massage mais je lui ai fait quand même car cela semble vraiment lui faire du bien et j’ai besoin de le voir bien sur la route pour me sentir bien moi-même, cette interactivité est vrai dans les deux sens et tous les autres suiveurs vous le diront, nous sommes tous interdépendant des humeurs des uns et des autres et de la forme de Serge. La journée s’annonce caniculaire et dès 8H00 du matin Serge s’enduit de crème solaire. Ce sera la fournaise mais Serge avance bon train et ne semble pas peiner. Il me demandera juste de l’eau entre 2 ravitos en fin d’étape, le vent redevenu nord en cours d’étape est bouillant et vous dessèche sur place.
A demain pour des nouvelles toujours aussi chaudes!
Données de la montre Epix: Garmin Connect



