60,05km – 9H39′
Ce matin j’ai remarqué que Serge regardait sa montre systématiquement de façon réflexe et compulsive. Serait-ce un signe de nervosité lié à l’attaque incessante des taons sur les 5 premières heures avant que nous décidions et/ou pensions à essayer les répulsifs sur les vêtements et sur la peau ou bien Serge aurait-il un rendez-vous dont je ne serai pas au courant…..
Je suis ravie de découvrir cette Baie de Venus. Les dunes de sable se jettent dans la mer et donnent un côté irréel, comme si un mirage surgissait devant nous. Même si le soleil écrasant ne met pas en valeur ce paysage, nous l’apprécions.
Serge passe Port Kenny au km 25, village de quelques maisons avec tout de même une station service avec 2 pompes, le sans plomb est à 1,35$, prix le plus cher jamais rencontré jusque maintenant, sachant que la fourchette depuis Sydney, oscille entre 1,16 et 1,29$ le litre de carburant. « Camper » attendra Streaky Bay pour faire son plein. Si le village de Venus Bay a misé sur le tourisme, ce n’est pas le cas de Port Kenny qui ne propose rien aux voyageurs, pas même un petit panneau, c’est rare et vous avez dû remarquer que j’aime les panneaux. Ici la pêche est reine, j’ai vu un prospectus qui indique que sa réglementation sera modifiée dans l’Etat d’Australie Méridionale à compter du 1er décembre. Je ne me suis pas plus intéressée à la question car Serge n’a pas prévu de partie de pêche ni demain, ni la semaine prochaine 🙂
La végétation est identique à celle du bush avec quelques pins perdus entre deux. Après Port Kenny, la Flinders Highway sera coincée entre 2 bandes de « Scrub ». Si l’air de la mer n’arrivait pas jusqu’à nous, nous aurions des doutes sur le fait d’être aussi près d’elle.
Tom m’a fait remarqué que nous allions passer près des « Murphy’s Haystacks » sans me dire de quoi il s’agissait, surprise, surprise. Au km 47, un beau panneau indique le site à 2 km, depuis la route, on ne voit rien, alors je me dépêche d’aller y faire un tour. Jetez un oeil à la galerie photos, pour découvrir ces inselbergs, de tailles modestes comparés à l’imposant Ayers Rock (Uluru), lui aussi un inselberg. Je vous laisse chercher la définition du mot inselberg, sur le net. Pour l’anecdote, l’histoire raconte qu’un voyageur voyant de loin ces formations, s’est demandé comment un agriculteur pouvait produire autant de foin, le terrain appartenant à un certain Murphy, il n’en fallut pas plus pour appeler ces formations rocheuses, les meules de foin de Murphy, traduction littérale du nom donné à ces proéminences rocheuses.
A demain
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Lundi 28 Novembre: Etape 303



