36,36km – 5H27′
Platitude, le relief des collines est derrière nous. Depuis 2 jours, les moustiques font partis du voyage et nous avons ressorti les répulsifs, utilisés la dernière fois aux Fidjis. La route est agréable sous le soleil, l’air est un peu frais, bref c’est un temps idéal pour tout le monde.
Un petit mot sur les oiseaux que j’essaie de photographier avec avidité mais sans réussite réelle. Je ne désespère pas. Il en existe 800 à 900 espèces différentes, dont presque la moitié, n’existent qu’en Australie. C’est un paradis pour ornithologues.
Celui que nous voyons le plus et dont vous avez pu déjà voir quelques photos sur ce site: le Cacatoès à huppe jaune. Ne connaissant franchement pas grand chose sur le sujet, je me suis intéressée à cet oiseau que nous voyons par dizaine tous les jours. Il vit dans les zones boisées et près de l’homme car il se nourrit de céréales, de baies, de fruits et s’attaquent aux récoltes. Les agriculteurs ne l’aiment pas beaucoup mais c’est une espèce protégée et il faut l’autorisation pour les abattre ou les empoisonner. Si nous les voyons dans la nature, ils sont aussi capturés et servent d’animaux de compagnie. Sa région de prédilection, le Sud et l’Est de l’Australie, il est aussi visible en Tasmanie et en Nouvelle-Guinée. C’est un des plus gros de sa catégorie, du haut de ses 45-50 cm, il peut peser presque 1 kg. Je m’interrogeais de ne pas voir de nids dans les arbres et ce Cacatoès fait bien un nid, pas visible par l’homme car il est caché dans les cavités des arbres. Est ce pareil pour les autres oiseaux ? Enfin, la femelle pond 1 à 3 oeufs à la fois et tant la mère que le père couvent les oeufs ( j’adore ce partage des tâches). Les petits restent dans le nid 2 bons mois et ils resteront avec les parents durant 1 an avant de voler de leurs propres ailes. Une chose que j’avais remarquée, il y a un guetteur, lorsque sa bande est au sol entrain de se restaurer. Leur chant, pour ne pas dire leur cri n’est pas des plus agréable à l’oreille. C’est sans aucun doute, l’espèce de volatile que nous rencontrons le plus sur notre route ces derniers jours (même si il n’y a pas de photos de lui, ce jour).
Un plat pays avec 59m de dénivelé positif autant dire que c’est plat. Le paysage est entrain de changer radicalement, nous nous enfonçons un peu plus dans le Bush. Les bas côtés de la route sont sablonneux et caillouteux, pas mal d’eau stagnante borde la route… Un monsieur s’arrête et nous discutons 5 minutes de véhicule à véhicule. Il m’apprend qu’il y a 2 à 3 semaines, il y a eu de forte pluie dans le secteur, que son fils vit à Port Hedland, petite ville sur la côte ouest et qu’il a déjà traversé « Nullarbor Plain » en voiture mais qu’il prend plutôt l’avion pour aller voir son fils car par la route c’est un très long voyage (A qui le dites vous mon bon monsieur!). Concernant les fortes pluies, j’apprendrai que la rivière Murrumbidgee a débordé et que le lieu de camping de Wagga Wagga a été évacué. J’aurai l’occasion de reparler de cette rivière que nous suivons depuis Gundagai et que nous continuerons de suivre les prochains jours, elle est tout de même longue de 1600km, cette rivière.
Serge va bien, aucune réclamation, aucune plainte – Ca baigne comme on dit. Sur le chemin retour, il se remémore la liste des choses qu’il doit faire en rentrant car phénomène exceptionnel, à 15H45′ Serge est arrivé au motel. A 16H00, douché, la soirée est à lui… sa liste: s’occuper de ces points manquants sur son tracé, du véhicule de location pour l’Amérique du Sud, d’une interview demandée par nos amis d’Intersport, de mettre le nez dans le parcours, de sauvegarder toutes les videos sur le disque dur externe et voilà il est l’heure de dîner et Serge est content, il a fait tout ce qu’il y avait sur sa liste.
Demain, réveil à 5H00 et je pourrais bien vous parler de mouches
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Vendredi 28 Octobre: Etape 272



