60,66 km – 9H57′
Journée de pluie annoncée sur le secteur Pongola-Piet Retief, en ce jour dominical. C’est le jour, où les habitants des villages vont chercher de l’eau aux fontaines, munis de bidons et font la lessive. Le linge va avoir des difficultés à sécher avec ce crachin persistant… Depuis le départ de Pongola, les villages se touchent les uns, les autres et les habitations encadrent la nationale 2, sans discontinuité. Dans tous ces villages pas de mixité, c’est la population noire sud-africaine qui vit là. Si l’électricité est présente, l’eau courante ne l’est pas. La majorité des maisons ont 4 murs en agglo brut et un toit de tôle, une petite minorité a des murs extérieurs enduits et une surface d’habitation un peu plus grande, sans doute avec des sanitaires intérieurs et plusieurs pièces. Le paysage a radicalement changé, pas de cultures, le relief accidenté ne le permet pas. Nous grimpons rapidement à 500-600 mètres d’altitude passant d’une vallée à l’autre et pour Serge d’une côte à une descente.
Au 40ème kilomètre, nous rentrons dans la Province de Mpumalanga, nous sommes à 800-900 mètres, le crachin s’est arrêté. Serge évolue sur un immense plateau, les villages ont laissé place à de vastes étendues vertes de cultures ou de pâturages et quelques maisons éparses. Les beaux bas-côtés goudronnés sur la partie du Kwazulu-Natal sont remplacés par de la terre avec de gros cailloux et Serge progresse dans un inconfort certain question appui. Nous avons longé le Swaziland de très très près, comme l’explique Serge dans sa vidéo. Question forme et moral, difficile de se faire une idée. Serge a 3 fois plus parlé sur sa vidéo du jour que toute la journée sur sa route. Il y a des jours comme cela et dans ces cas là, il est difficile de savoir quoi ! Comme, il me dira dans la voiture, j’ai « la tête dans les chaussures » et ce soir en se couchant, il m’avise qu’il a passé les 500 marathons, les 1000 semi- marathons…etc, etc
Avant de quitté le Kwazulu-Natal, un petit mot sur les zoulous et leur roi. Les différentes tribus qui peuplaient l’Afrique du Sud avant que les européens y mettent les pieds, vivaient en clan avec un roi. Il y avait plusieurs royaumes. De nos jours, l’Afrique du Sud compte toujours 10 rois et une reine reconnus. Le roi Zoulou est le plus influent car même si il n’a pas de réels pouvoirs, il est le chef traditionnel et spirituel des zoulous. Cette ethnie représente tout de même un cinquième de la population sud africaine. La capitale des zoulous est Durban et le Kwazulu Natal est la province où ils sont les plus nombreux. Le roi Zoulou au doux nom de Goodwill Zwelithini aura 69 ans cette année. Il trône depuis 45 ans, il est polygame (une pratique qui se perd chez les zoulous qui n’ont pas les moyens d’entretenir plusieurs femmes) et compte 6 femmes. Il apparaît en peau de léopard lorsqu’il est en représentation, même auprès du président de la République Jacob Zuma, lui-même Zoulou et polygame avec 2 femmes. Tous les rois et reines touchent de l’état Sud Africain une somme forfaitaire de 1,3 millions de Rands soit environ 90 000 euros par an. Goodwill touche en plus, 50 millions de Rands soit près de 4 millions d’euros par le gouvernement de la province du Kwazulu Natal. C’est énorme, démesuré et exorbitant lorsque l’on voit le niveau de vie de ses congénères et les salaires de misère des familles. Mais voilà, il lui faut entretenir, 6 femmes, 28 enfants et 7 palais ! Il semble également parfois dérapé dans certaines de ses déclarations et en mars 2015, après avoir dit que les étrangers devaient faire leurs bagages, il y eu une vague de violence envers les africains non sud-africain sur Durban et Johannesburg… Il a également déclaré un peu plus tard que le gouvernement de l’Apartheid avait fait de bonnes choses pour le pays !!!! Bref, ce roi a l’air d’être un drôle de zoulou 🙁
Sur ce je vous dis à demain
Données de la montre Epix: Garmin Connect



