63,88 km – 10H16′
Le paysage change radicalement, certes les champs cultivés ont refait leur apparition depuis hier mais au delà de cette empreinte humaine, la végétation n’est plus la même. Outre les cultures, les agriculteurs ont ici plantés des pins et semblent faire de la sylviculture. Nous remarquons également pas mal d’essences nouvelles (voir les photos du jour) dont de magnifiques petits arbres aux fleurs oranges, si j’ai le temps j’irai voir comment ils se nomment.
Serge va « effleurer » la ville d’Espérance sans y passer mais nous y dormons ce soir. Esperance, un nom ni anglais, ni d’origine aborigène comme tous les noms rencontrés jusqu’à maintenant. Alors pourquoi cette ville porte un nom français.
Un navigateur breton, Jean-Michel Huon de Kermadec, au commande du Navire l’Espérance, mouilla dans la baie près du site de l’actuelle ville en décembre 1792. Si les hollandais avaient déjà longé les côtes du sud de ce qui était appelé la Nouvelle Hollande à l’époque, ils n’étaient pas descendus sur la terre ferme. Ce furent donc des français qui mirent en premier le pied sur le continent du côté d’Esperance et il semble que ce nom fut adopté lorsqu’une famille écossaise s’y installa en 1870. En 1898, la ville comptait à peine 1000 habitants, en 1968, 2700 et de nos jours un petit 15 000. La ville allie vie agricole et vie maritime.
Une autre histoire, nous lie à Esperance. Le commandant Nicolas Baudin, né à Saint Martin de Ré sur l’Ile de Ré, au commande de 2 navires, le Géographe et le Naturaliste, accompagné entre autre de 22 scientifiques, atteignent la Nouvelle Hollande en 1801.
Si Baudin meurt sur le chemin du retour, les 2 navires rentrent en France, l’un au Havre, l’autre à Lorient, regorgeant d’informations, de croquis, peintures et d’échantillons de plantes et de minerais prélevés en terre australe. Ce fut l’un des plus grands voyages scientifiques de tous les temps.
.Et voilà qu’en 1988, Esperance et Saint Martin de Ré créent un jumelage sans aucun doute en souvenir de Nicolas Baudin, tout à fait méconnu en France puisque décédé avant d’avoir regagné la France. Il faudra attendre 2000, pour que la conservatrice du Muséum d’histoire naturelle du Havre, publie le journal de bord personnel du commandant Baudin.
Serge n’aura pas été très bavard ce jour, il ne ressent pas la chaleur et me dira qu’il fait frais en arrivant. Quelle chance il a car pour ma part, je cuis et l’air du sud en fin d’étape rafraichît un peu cette journée torride.
A demain
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Dimanche 25 Décembre: Etape 330
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