28,16 km – 4H08′
La pluie est tombée toute la nuit et c’est une aubaine pour la flore et la faune locales mais également pour le remplissage des cuves d’eau de pluie qui alimentent les roadhouses et pour enrayer les feux de Bush qui sévissent dans le secteur. Avec à peine 20°C, ce matin, nous sommes frigorifiés. C’est fou ce que le corps a des difficultés à s’adapter à un thermomètre qui fait le « yoyo » et Serge et moi sommes surpris d’avoir si froid alors que dans notre verte Normandie lorsqu’il fait 20°C, on laisse tomber le pull. Et bien aujourd’hui avec 20°C, nous avons gardé le pull et le blouson!
Ce fut une petite journée de course que nous avions prévue initialement hier lundi et que nous avons décalée pour récupérer le fameux colis à Madura, ce matin. Mais voilà celui ci n’était pas au rendez vous lorsque le facteur est passé à 10H15′ au roadhouse. Alors nous avons repris la route et avons commencé les démarches pour savoir où se trouve ce fameux colis, ce qui n’est pas chose aisée lorsque vous n’avez pas de réseau sur la route en dehors des roadhouses !
Hier, je me suis intéressée aux « eucalyptus » appelés Gommier, essence reine en Australie avec plus de 600 espèces, allant du buisson à plusieurs branches, appelé « Mallee » à d’immenses arbres au tronc longiligne pouvant atteindre 60 à 90 mètres de hauteur pour certains. Si le sujet vous intéresse, rien de tel qu’un tour sur le net mais une chose m’a interpellée avec le sujet d’hier. Les eucalyptus ne meurent pas lorsqu’ils sont brûlés et comme en Australie les feux de Bush sont malheureusement fréquents, la nature est bien faite puisque ces arbres représentent 95% des forêts et de la végétation dans la zone que nous traversons. Si les feuilles, les branches, le tronc brulent, les racines ont un organe qui régénère de nouvelles pousses. C’est fou, non? Je ne pense pas que d’autres espèces végétales aient cette capacité à renaitre de leurs cendres? Mais peut être que certains d’entre vous, calés en botanique, ont la réponse à cette question.
Serge est à peine parti que la journée était terminée. C’est un coureur heureux, trempé, frigorifié et en forme que je récupère en fin d’après-midi avant de rejoindre notre prochaine escale pour dormir à Caïguna. Malheureusement, le roadhouse de Cocklebiddy, tout près de notre fin d’étape n’avait plus de disponibilité, étant réquisitionné pour loger les pompiers du Bush!
Serge réalise qu’il n’a pas éteint sa balise lorsqu’il est monté dans le véhicule pour rejoindre notre logis, trop pressé de se mettre au chaud qu’il était. Qu’à cela ne tienne, c’est sa montre qui fait foi de validation, le « tracker » de la balise n’étant qu’un moyen pour situer l’action visuellement en temps réel pour les internautes qui suivent la trace en live sur le site.
Au roadhouse de Caiguna, nous trouvons notre ami Horst qui n’a pas pris la route aujourd’hui, il nous expliquera qu’il faisait trop froid et que les gerbes d’eau projetées par les « road trains » sont trop dangereuses, je confirme car Serge disparaissait dessous. Le Hic, c’est que le roadhouse est complet et n’a plus de chambres disponibles. Notre chambre ayant un lit simple à côté du lit double, nous lui proposons l’hospitalité au chaud, au sec mais il préfère planter sa tente sous un abri dans le camping qui jouxte le roadhouse. Nous partagerons tout de même le dîner et nous apprenons à mieux connaître ce personnage hors du commun qui parle 3 langues quasi couramment; allemand, sa langue maternelle, espagnol et anglais. Beaucoup d’ enthousiasme et beaucoup de passion seront partagés ce soir.
A demain
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Pas de vidéo ce jour



