40,93km – 5H57′
Notre deuxième petite étape contourne le Golf de Spencer, la ville de Port Augusta est installée tout à fait à la pointe de ce golf. C’est la 6ème fois que nous passons à Port Augusta, on pourrait penser que nous adorons cette ville au point d’y revenir souvent … Pour ma part, je ne lui trouve aucun charme, si ce n’est qu’elle est incontournable pour qui traverse le pays d’Est en Ouest ou vice versa. Lorsque vous arrivez de l’Ouest et du désert, elle est une véritable oasis, j’imagine que c’est pareil pour les voyageurs qui viennent du nord, de Darwin. Je qualifierai Port Augusta de ville « transit » au carrefour de 2 interminables routes: la Eyre Highway et la Stuart Highway, avant de redistribuer le trafic vers Adélaïde, Melbourne et Sydney , où à l’inverse le flot de l’Ouest passe dans un entonnoir et se poursuit vers 2 destinations. Voilà l’image que j’ai de Port Augusta, Augusta étant le nom de la femme du premier gouverneur de l’Australie Méridionale, née et décédée en Angleterre, elle n’ a que peu d’intérêt avec l’histoire australienne.
Pour cette ville comme bien d’autres, le problème de l’approvisionnement en eau fut soulevé dans les années 1920 -1930… jusqu’à la construction du fameux pipeline Morgan-Whyalla dont vous avez vu la station de pompage en photo la semaine dernière. Ainsi La Murray River approvisionne Port Augusta en eau depuis 1944. J’avoue que j’ai de plus en plus de mal à prendre 1 voir 2 douches par jour sans culpabiliser!
La ville met en avant sa communauté aborigène en dessous de son panneau (voir photo), il existe d’ailleurs un centre communautaire aborigène dans la « city ».
Ville de transit, la gare voit s’arrêter une fois par semaine, le mythique Indian Pacific, train qui continue de traverser le continent de façon hebdomadaire dans les 2 sens. Nous avons eu la chance de le prendre à Port Augusta d’ailleurs pour rejoindre Perth en 2001.
Pour nous Port Augusta est une ville étape importante. Nous avons l’impression de tourner une page et qu’une nouvelle aventure commence ici. Nous allons progressivement plonger dans les profondeurs du centre et du désert, même si Ceduna nous apportera quelques commodités et de quoi faire l’appoint de nos réserves pour la longue et grande traversée de la fameuse plaine de Nullarbor. Sans nous effrayer, ce ne sera pas qu’une partie de plaisir…. mais nous aimons les grands espaces vides, nous verrons jusqu’à quel point!
Je termine par un scoop, Serge a grossi. C’est une bonne nouvelle d’autant que c’est bien la première fois qu’il reprend du poids sur un de ces challenges. Avec ses 60kg, il est plein d’énergie et il en faudra demain pour lutter contre le vent qui devrait être défavorable mais les températures baissent, c’est la deuxième bonne nouvelle.
A demain
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Mardi 22 Novembre: Etape 297



