60,16km – 9H23′
4H30, le réveil sonne. Serge me dit avoir mal dormi à cause de la chaleur. Hier soir, il faisait 28°C dans la chambre et ce matin, les glaçons dans la glacière ne sont plus qu’eau… Alors pourquoi ne pas avoir mis la climatisation me direz vous ? Serge n’aime pas dormir avec la clim et les 28°C dans la chambre nous paraissaient frais. Pour ma part, réveillée 4 minutes avant la sonnerie du réveil, je me lève car si je repars pour un cycle, c’est foutu. Une bonne douche pendant que Serge prépare le petit déjeuner et hop c’est reparti sur la route pour 30 minutes de trajet aux premières lueurs de l’aurore et on adore. Serge prend la caméra et filme une nouvelle fois le lever du soleil. La nature s’éveille quelques kangourous détalent depuis les bas-côtés en nous voyant arriver et nous ne croiserons aucun véhicule.
Au 20ème kilomètre, une pente douce qui va nous mener à 530 mètres d’altitude, ce sont les collines aux sommets arrondis que nous voyons au loin depuis hier. Le sud des Flinders Ranges, chaine de petites montagnes que nous remonterons sur un plateau à 500 mètres d’altitude avant de redescendre sur Port Augusta.
Serge posera devant le panneau de l’intersection avec la Worlds End Road, Tom Dennis, cycliste en plus d’être coureur, a participé à une course de vélo il y a 3 semaines et il est passé par là. Un petit coucou, Tom!
La route B64 contourne Burra, je vais y faire un saut pour faire le plein de carburant, acheter 2-3 bricoles, et une glace pour mon coureur préféré. Je m’arrête à l’office du tourisme et prendre quelques photos. Tout cela au pas de course car il commence à faire chaud et Serge doit boire et manger comme il faut. Les belles plantes s’arrosent…
Après cette longue progression Est/Ouest des derniers jours, nous prenons plein nord, en direction de Jamestown demain.
Quelques infos sur Burra, je me demande toujours pourquoi une ville s’est développée à un endroit plutôt qu’à un autre alors lhistoire de ces bourgades perdues au milieu de pas grand chose, me semble toujours intéressante. Depuis 1994, Burra est une « State Heritage Town » visitée par 40 000 touristes chaque année. Cette petite ville ne compte que 1000 habitants et s’est développée dans les années 1845 autour d’une mine de cuivre pendant 32 ans. Phénomène assez rare, je ne pense pas qu’en France nous ayons l’équivalent, les terres ont été achetées par deux investisseurs qui se sont séparés le nord et le sud. La ville qui s’appelait Kooringa, pour la partie sud, était une ville privée. L’investisseur, très près de ses sous, mal logeait les mineurs et les sous payait. Il y a eu des grèves en 1948, les premières en Australie. En 1859, la mine employait plus de 1200 personnes et la ville comptait 5000 habitants. Puis la ruée vers l’Or qui débuta en 1851, vida peu à peu le site minier. Les mineurs, en grande partie des européens: anglais, gallois, écossais mais aussi des allemands, s’en allèrent vers Bathurst, Broken Hill et en 1877, la mine ferma . Assez étonnamment, une mine à ciel ouvert sur le site de l’ancienne mine a étét exploitée en 1971, et 24000 tonnes de cuivre en furent extraites pendant 10 ans, avant de fermer à nouveau.
Le désintérêt porté à cette ville après sa première période « minière », a finalement été salutaire. Les bâtiments sont restés en l’état, ni détruits, ni transformés, Burra est riche en « vieilles pierres » si l’on peut dire pour ce si jeune pays. C’est sans doute ce qui lui a valu cette reconnaissance de Ville du patrimoine de l’Etat.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Vendredi 18 Novembre: Etape E293
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