60,13 km – 9H24′

Peu de matière pour vous tenir en haleine mais c’est bien connu, je suis bavarde.

Lever entre 5H15 et 5H30, petit-déjeuner dans la chambre comme tous les matins, préparé par Serge,  un petit point à 6H00 avec Bertrand concernant l’Afrique… et c’est parti pour une nouvelle journée.

Le petit matin est souvent un moment privilégié: il fait frais, la lumière met en valeur le paysage qui nous entoure . Il nous faudra attendre le 45ème km pour traverser un hameau avec quelques habitations installées non loin de la Murray River, l’agriculture bat son plein. Le décor ne change guère, une route asphaltée,  bordée de sable et de graviers, les petits eucalyptus et les buissons nous offrent un paysage typique du « Bush » australien. Comme souvent, un automobiliste bien attentionné s’arrête pour demander si tout va bien.

Serge va plutôt pas mal et ce matin, il a vu des kangourous de très près mais pas assez pour sa caméra. C’est toujours une excitation de voir ces marsupiaux même après avoir eu la chance d’en voir un certain nombre. Ils vivent ici à l’état sauvage et ne s’approchent pas des hommes. Dès qu’ils nous voient, ils prennent leurs pattes à leur cou et hop s’enfuient en sautant aussi loin que possible.

Les kangourous ne vivent que dans ce pays (j’ai lu qu’il existait une espèce de marsupiaux en Nouvelle-Guinée). Si vous en voyez ailleurs, ils ont été importés où sont nés en captivité. Ceci rend cet animal encore plus unique, le pays l’a choisi avec l’émeu pour apparaître sur son blason, l’équipe nationale de Rugby le porte pour emblème sur son maillot. Ils existent plusieurs espèces de kangourous (les écrits parlent de 40 ou 53, je ne savais pas qu’il y avait autant de genres différents),  des petits, des moyens, des grands, des marrons, des roux (les plus répandus). Ils vivent en bande et sont estimés entre 44 et 50 millions d’individus soit presque 2 fois la population du pays. Ils sortent surtout en fin de journée et la nuit, il est donc difficile des les voir sauf au petit matin.

La femelle porte son petit dans une poche. Au moment de sa naissance , au bout de 35 jours environ, il mesure 2 à 3 cm et pèse 1 gr. Il va continuer à se développer 8 mois environ dans la poche de sa maman qui l’alimente avec du lait grâce à ses tétines (comme les mammifères). A 2 ans, le petit est adulte et son espérance de vie peut atteindre 25 ans.

Cet animal est herbivore, il broute l’herbe (voir photos). Il est capable de ne pas boire pendant des mois, ce qui le rend particulièrement adapté à l’aridité de ce pays.

Chose que j’ai découverte en prenant les photos, il utilise sa queue comme trépied avec ses 2 pattes arrières. Ainsi il reste en équilibre avec ces 3 points d’appui. Cette puissante queue sert de balancier lors des bonds.

Fascinée par cette bande de kangourous, j’avoue ne pas avoir osé m’approcher du gros mâle… Sa taille et son poids me rendait toute petite et pas du tout téméraire. Un mâle se bat lors de la saison des amours, pour gagner sa belle ou ses belles (jusqu’à 20 femelles). Il n’existe plus vraiment de prédateurs naturels, si ce n’est les dingos. Alors les chasseurs qui les considèrent comme une espèce nuisible surtout dans les campagne font des battus. La viande de kangourou se mange, je n’ai pas goûté et  je n’en mangerai jamais… pauvre bête!

Quant à Serge il ne bondit pas mais avance bon train, et semble à l’aise et bien dans sa course. Première journée sans vent et sans trop de mouches, nous ne pouvions rêver mieux!

A demain

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Mercredi 16 Novembre: Etape 291