68,33km – 9H52′

Si Serge avait une baisse de régime hier, après une bonne nuit, la forme est revenue et cela me rassure, je me demandais si notre « lune de miel » australienne n’allait pas tourner court. Le plaisir est là, la foulée est déliée, la parole facile et la plaisanterie à chaque point de ravitaillement sont au rendez-vous.

Dès 7H00 du matin, le scenario sera le même qu’hier au niveau des conditions météos, chaud mais frais avec une luminosité agréable jusqu’à 8H30/9H puis un peu plus chaud mais supportable jusque midi. La chaleur devient alors écrasante, le soleil pique, l’ombre est inexistante, les arbres longent la rivière mais pas le bord de la route et la légère brise qui souffle par moment ne rafraîchit pas l’atmosphère. De 14H00 à 17H00, c’est carrément la fournaise.  Nous nous attendions à connaître des chaleurs excessives mais peut-être pas aussi vite sur le parcours et surtout aussi soudainement. Après les altitudes de 500 à 800 mètres rencontrées la semaine dernière (j’ai encore mis mon blouson et mon bonnet certains matins), la descente en plaine est torride… . Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui nous avons acheté de la glace et Serge renoue avec son bandana dans lequel il coince quelques glaçons et cela dès midi 30. Il explique tout cela très bien dans une de ses vidéo du jour.

C’est bien la première fois depuis Canberra soit depuis une semaine, que nous ne voyons ni vaches, ni moutons. Ah, au 50ème km, un troupeau me fait mentir!!! Nous évoluons au milieu de grandes étendues cultivées, pour l’essentiel des céréales qui doivent être récoltées par milliers de tonnes, lorsque l’on voit la taille des silos. Ce coin profite de la proximité de la Murrumbidgee River avec une installation d’irrigation incroyable (pour de plus amples informations sur la façon dont est irriguée la région et quels types de cultures y sont cultivées, je vous invite à aller voir la photo du panneau dans la galerie des photos de ce jour, je sais c’est en anglais mais facile à comprendre: crops = culture et dam= barrage pour vous aider). Ainsi, nous sommes passés à côté de cultures d’orangers ( la dernière fois que nous en avons vues, c’était en Floride en mars dernier), quelques vignes et même d’une énorme station, productrice de coton. La récolte doit être terminée car les champs sont labourés et une multitude de bourres de coton jonchent les bas-côtés, très certainement égrainées lors du transport. Cette irrigation massive est rendue possible grâce à la construction de barrages, et le revers de la médaille, ces ouvrages ont fragilisé l’éco système. La Murrumbidgee River ne compte plus que 13 espèces de poissons au lieu des 22 initialement répertoriés et leur nombre a diminué. Et chaîne alimentaire oblige, le nombre d’oiseaux a diminué également. Ca, le panneau ne le dit pas.

La population locale du sud du New South Wales, dans ces zones rurales nous apparaît fort sympathique. D’une manière générale, ils sont courtois, souriants, un signe de la main à chaque véhicule croisé, les arrêts sont fréquents pour nous demander si tout va bien, les riverains près desquels,  je me stationne en attendant Serge, viennent s’enquérir si j’ai besoin d’aide et si je ne suis pas en panne. Bref, aimables et attentionnés ces « Nouveaux Gallois du Sud ».

Demain, nous devrions suivre la Sturt Highway car c’est dimanche et il ne devrait pas y avoir trop de camions. Serge comme vous avez pu le constater, aime privilégier les itinéraires bis, plus tranquilles quand ils sont possibles!

Le mot de la fin sera pour le chef:  « Très belle journée – j’ai retrouvé de bonnes sensations »

A demain

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du Dimanche 30 Octobre: Etape 274