13,32km – 1h42′
Quelques heures de voiture entre Haast et Queenstown (nous faisant passer par de superbes paysages néozélandais qui n’incitent qu’à revenir…), trois heures de vol, un peu d’attente par ci par là, et nous voilà arrivés à Sydney !
Aaah, l’Australie ! Les kangourous ! L’Ayers Rock ! L’opéra ! Tant de symboles qui nous font rêver, nous Européens. Pour Serge et Laure, fans absolus de ce pays, la symbolique est grande. Le moment où l’avion se pose à presque des airs de cérémonie.
Le vendredi soir est surtout l’occasion de se reposer. Le lendemain, comme à son habitude, notre junkie-joggeur ne peut s’empêcher d’aller faire sa bonne grosse dizaine de kilomètres réglementaire. Histoire d’être sevré jusqu’à la reprise des vraies étapes.
Laure s’occupe d’acheter le nécessaire pour pouvoir communiquer ici.
Il fait beau, il fait chaud. Sydney est agencée autour d’une magnifique baie dont les reliefs ne sont pas négligeables. Les rues montent et descendent, mettant les mollets à rude épreuve. D’ailleurs en parlant de mollets, ici le sport est légion. Le culte du corps aussi. Tous les matins vous pouvez être sûr que les plages sont bondées. Footing, tractions, longueurs, yoga, tout le monde y pratique son activité sportive avant d’aller travailler.
En France, ces scènes qui frôlent parfois le « bombage de torse », pourraient passer comme très clichées, mais ici tout est normal. En tout cas cela tranche radicalement avec le « venez comme vous êtes » néo-zélandais.
Aujourd’hui est l’occasion de rencontrer Tom Denniss, l’actuel détenteur du record (26 632km en 622 jours) qui habite Sydney. Là encore la symbolique est grande étant donné que nous sommes en contact avec lui depuis le début de cette course. C’est un peu comme rencontrer son correspondant anglais après une relation épistolière de plusieurs mois.
Faisant partie de la WRA (la World Runner Association), l’association qui valide le record, Tom est au fait de toutes les règles et nous a parfois sauvé la mise, comme lorsqu’à Grand Canyon il nous a déconseillé de reprendre la même route sous peine de perdre des kilomètres. Mais au-delà de ces aspects techniques, ce fut un très agréable moment à la fois pour Serge mais aussi le reste de l’équipe, de rencontrer quelqu’un qui a réalisé la même chose que ce dans quoi nous mettons notre énergie depuis presque un an maintenant.
Cet après-midi c’est l’heure du grand déballage. On vide tous les bagages, et on reconditionne. Serge et Laure vont partir pour leur traversée de l’Australie, tandis que je rentre retrouver ma chère Normandie. Je repars donc avec toutes les affaires chaudes, tandis que tous les tubes de crème solaires restent ici. Et oui, nous n’allons pas avoir les mêmes besoins pour les mois à venir…
C’est donc à Laure que je passe le flambeau de l’écriture. Aucun doute sur le fait qu’elle saura porter la torche olympique des comptes rendus à travers l’Australie toute entière. D’ici là portez-vous bien, et à CIAO CIAO !
Etape 259: Garmin Connect



