17,33km – 2h02′

Il est 7h ce matin, et les véhicules embarquent un à un dans le ferry. Le départ est proche.
C’est la première fois que Serge remonte dans un bateau depuis que le pétrolier norvégien est venu à sa rescousse dans le canal du Mozambique en mai 2015.
A peine à bord que nous avalons un bon gros continental breakfast. Vous savez ce sont ces petits déjeuners que l’on mange partout dans le monde sauf chez nous : œufs, bacon et galettes de pommes de terre. Tout y passe. Il paraît que le mal de mer se supporte mieux le ventre plein.

8h du matin, le Bluebridge quitte le port. Pile à l’heure. Après un long demi-tour dans la baie de Wellington, nous laissant le temps d’observer une dernière fois la capitale, il s’échappe par la seule issue possible. Depuis le ponton nous apercevons de nombreux reliefs et les alentours de Wellington se révèlent être très sauvages. Drôle d’idée d’avoir érigé une ville ici.

Voilà une heure que nous sommes partis. Wellington est maintenant loin derrière nous. Nous traversons le détroit de Cook et la houle se fait sentir. Les plus résistants sont sur le ponton à braver le vent, tandis que les autres sont avachis dans les canapés, en attendant que ça passe. Il est clair que l’être humain et l’eau, ça fait deux.

Mais l’île du sud ne tarde pas à se dessiner. Picton, notre port d’attache, ne se situe pas tout à fait sur la côte. Il nous faut d’abord naviguer entre les fjords. Le ferry semble connaître la chanson, et avance tranquillement dans une superbe eau bleue turquoise. Les décors sont splendides et nous laissent rêveurs en ce qui concerne cette deuxième île, qui semble encore plus sauvage que la première.

Picton apparaît après 3 heures de voyage. Le temps d’un petit demi-tour suivi d’une marche arrière et le Bluebridge accoste. Ni une, ni deux, nous retournons dans notre véhicule et partons en direction de Nelson, où nous logerons pendant les deux prochains jours.

Et après 2 heures de route le verdict est sans appel : cette île du sud est encore plus belle et plus montagneuse que la première. Devant ces paysages et ce soleil, Serge ne peut s’empêcher d’aller courir, tandis que Laure et moi partons faire le plein de course pour les jours à venir.

Comme vous pouvez l’imaginer, le contre coup après une telle journée arrive vite, et ce soir tout le monde est bien fatigué. D’autant plus que demain nous retrouvons nos bonnes vieilles étapes de 70 kilomètres, alors la récupération de cette nuit risque d’être importante. Surtout pour Serge.
C’est donc sans plus attendre que je vous souhaite une bonne nuit et vous dit à demain.

Données de la montre Epix: Garmin Connect

Parcours du mardi 04 octobre: Etape 248

(vous excuserez le vent, qui a décidé de vous priver du son de cette vidéo)