50,31km – 6h35′
Ce pays me fait de plus en plus penser aux Etats-Unis.
Les villes tout d’abord : elles sont construites de la même manière, avec la voie rapide passant en leur centre. Les bâtiments ne dépassent jamais plus d’un étage, bien souvent avec une avancée abritant le trottoir, façon « western ». Je ne compte plus le nombre de brocantes aperçues depuis notre arrivée. Hier je me demandais, mis à part le rugby, quels étaient les sports où les néo-zélandais excellaient. Et si c’était le vide-grenier ?
En tout cas Shannon, la première ville traversée aujourd’hui, ne déroge pas à la règle : pas moins de 8 brocantes dans la rue principale, qui pourtant ne fait qu’une centaine de mètres.
Autre chose qui me rappelle les Etats-Unis, ce sont les fanions accrochés aux lampadaires, faisant la publicité des « choses à voir » dans chaque ville. A cela ajoutez la télévision qui propose beaucoup d’émissions américaines, et cela fait déjà pas mal non ? J’ai d’ailleurs du mal à comprendre comment on peut regarder les émissions d’un pays avec qui on a entre 17 et 21 heures de décalage horaire…
Ce matin le vent souffle toujours autant. Il semblerait que la côte nord-est dont nous nous sommes rapprochés soit beaucoup plus exposée aux bourrasques. Le ciel commence à être plus clair que les jours précédents. Ce n’est pas gagné, mais on progresse.
Après avoir emprunté une route plutôt calme hier, Serge retrouve aujourd’hui les bas-côtés et la circulation. Nous descendons maintenant plein sud vers Wellington, et la tranquillité des premières étapes devrait être difficile à retrouver. Tout du moins sur l’île du nord.
D’ailleurs en ce qui concerne Wellington, quelque chose d’énorme semble s’y préparer. A chaque fois nous réservons nos hébergements quelques jours à l’avance, et en ce qui concerne ce week-end, tous les hôtels sont complets autour de la capitale.
Le gérant d’hier m’a parlé d’un festival qui durait deux semaines. Quelque chose dont le nom ressemblait à « whatabout ». Désolé, mais l’accent néo-zélandais va me demander encore un temps d’adaptation.
La journée d’aujourd’hui est tout sauf inspirante. Des voitures et encore des voitures… de quoi donner une migraine à un coureur. C’est vrai que lorsque l’on dit de Serge qu’il « fait le tour du monde en courant », on l’imagine courir à travers des campagnes, des déserts ou des montagnes. Certes il traverse toute sorte de paysage, mais toujours par le biais d’une route. Et qui dit route, dit voitures. Si Serge pouvait se ravitailler tout seul pendant 70 kilomètres, peut-être emprunterai-t-il des chemins plus sauvages, mais notre coureur est dépendant de la voiture suiveuse, et par conséquent doit subir le flot de véhicules qui l’accompagne, peu importe son intensité.
Cet après-midi sera illuminé -et c’est le cas de le dire- par le premier bout de ciel bleu aperçu depuis que nous sommes ici. 6 jours quand même. Il était temps…
Nous terminons l’étape à Otaki, et allons dormir quelques kilomètres plus loin. On en profite pour marcher un peu à la plage, et admirer l’île de Kapiti au large.
Entourée de brume, ce bout de terre d’une vingtaine de km2 est vierge de tout prédateur mammifère, et donc un repaire idéal pour de nombreuses espèces d’oiseaux qui y ont été introduites. Des voyages touristiques permettant de s’y rendre existent, limités à 50 personnes par jour. On peut y admirer de très nombreuses espèces d’oiseaux à coup sûr.
En attendant, je vous trouve demain, toujours plus près de Wellington.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du jeudi 29 septembre: Etape 243



