BULA !
Déjà trois jours que nous sommes arrivés aux Iles Fidjis, et pour des raisons d’organisation la course n’a toujours pas repris. Aucun imprévu de dernière minute, juste le calendrier qui veut que nous ne commencions le tour de l’île que mardi.
C’est donc deux journées off que nous venons de passer à Nadi. Et il est vrai que lorsque la course s’arrête aussi subitement, tout le monde est un peu désœuvré.
Néanmoins tout ce temps libre nous a quand même permis de nous faire à l’ambiance si particulière que celle des Fidji, d’apprendre quelques mots (« Bula » : bonjour, et « Vinaka » : merci), de faire quelques virées en voiture et surtout de se RE-PO-SER.
Même si, comme vous vous en doutez, tout cela n’a pas empêché Serge d’aller faire quelques foulées. A peine sorti de l’avion, qu’il est parti faire 14 kilomètres l’après-midi même (j’aurais tendance à diagnostiquer un « caprice de coureur », mais finalement je penche plutôt pour la folie pure).
Mais aujourd’hui est venue l’heure de la reprise. La vraie de vraie ! Départ à 10h ce matin, direction le magasin IGA, sorte de supermarché dernier cri proposant des produits alimentaires très européens et surtout très chers. Nous sommes donc entre caucasiens ici. On essaie de garder au maximum le schéma de ravitaillement de ces derniers mois, et même si quelques produits manquent à l’appel, nous sommes plutôt satisfaits de notre plein de course. Un peu moins du prix. De tout façon il fallait s’y attendre, étant donné que pratiquement tous les produits sont importés ici, le prix n’allait pas être sans suivre.
Le reste de la journée consiste surtout à rejoindre notre point de départ de demain, situé à plus de 100 kilomètres au sud de Nadi. Un peu moins de 2 heures de conduite (à gauche s’il vous plait !) et nous y voilà. Cette virée dans notre Ford Explorer (qui a l’air d’avoir sacrément bien vécu) nous a permis de prendre la mesure de cette île très surprenante.
Climat tropical certes, mais en comparaison avec Hawaii c’est le jour et la nuit !
Alors que l’archipel américain est quand même extrêmement européanisé, avec un côté touristique omniprésent, ici on se croirait bien plus en Afrique, où même en Inde.
Une fois en dehors des complexes hôteliers, la pauvreté est ultra-présente, avec de nombreuses habitations très précaires à la limite du bidonville.
Le linge sèche au dessus de rivières boueuses, où les enfants se baignent dedans pendant que leurs mères font la lessive.
Clairement je ne m’attendais pas à ce genre de scènes.
En parlant des enfants, ils jouent tous à un même sport : le rugby. Ici c’est bien le ballon ovale et non rond qui est à la mode, et quand on voit la carrure des hommes, on comprend pourquoi. Tous font deux têtes et trois épaules de plus que moi. De beaux bébés.
Niveau paysage on peut apercevoir au centre de l’île d’innombrables petites collines et malformations géologiques, toutes recouvertes de forêts tropicales, tandis qu’au large le corail créé d’énormes vagues.
Tout cela pour conclure que nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec les Fidji.
On se retrouve demain pour la suite de l’aventure, et le retour de la course. Bonne nuit.
Données de la montre Epix: Garmin Connect 10/09 et Garmin Connect 11/09



