15,18 km – 2h05′
Départ d’Anchorage hier midi. Le temps de dire au revoir à Philippe, Jean-Michel et Victor, et nous sommes partis en direction de l’aéroport.
Notre vol était prévu à 14h30. Une fois à bord, le commandant nous a gratifié d’un petit sketch au micro. Au cas où les gens n’étaient pas assez détendus. Car si vous n’avez pas encore remarqué l’emplacement de la balise sur la page d’accueil, c’est bien à Honolulu que nous avons atterri 6 heures plus tard. Pas l’endroit le plus stressant du monde en effet.
Et pourtant, au-delà du caractère paradisiaque de cette île, il a fallu passer en mode organisationnel dès aujourd’hui.
Récapitulons. Serge a donc pris la décision de traverser trois des quatre îles principales de l’archipel d’Hawaii : O‘ahu, Maui et Hawai‘i.
Trois traversées entrecoupées de voyages en avion. Et à la différence du continent nord-américain, où aucun transfert par les airs n’a eu lieu pendant plus de cinq mois, ici nous allons en faire quatre en moins de trois semaines.
Ce qui à la fois va demander de l’énergie à Serge (vous en conviendrez, attendre à l’aéroport et dans un avion n’est pas ce qu’il y a de mieux pour la récupération), mais aussi un sens de l’organisation complètement différent de celui de ces derniers mois.
Les approvisionnements par exemple, ne peuvent pas être faits pour l’ensemble de l’archipel. Ce matin nous avons été faire le plein pour les trois prochains jours seulement. Car, nos bagages étant pleins à craquer, tout surplus de nourriture devra être jeté une fois la première île traversée. Alors pas de stock sur le long terme. Juste l’essentiel et rien que l’essentiel.
Ce matin Serge a les jambes qui frétillent. Bientôt 48h qu’il n’a pas couru, et à Anchorage, lors des 22 derniers kilomètres, les sensations n’étaient pas au rendez-vous. Alors une petite remise en jambe s’impose.
Notre coureur s’élance de One‘ula Beach vers 8h. La « vraie » reprise aura lieu demain.
Au programme du jour, une quinzaine de kilomètres dans la banlieue d’Honolulu, à travers des décors encore très urbanisés. Le ciel est couvert, et pourtant il fait bien chaud mais surtout très humide. A Serge de s’adapter avec cette météo, qui diffère grandement de celle des derniers mois.
Néanmoins, après deux heures de course et bien plus de bifurcations que durant le Canada et l’Aslaka, nous retrouvons un Serge tout sourire. Les sensations sont de retour ! Notre runner semble heureux comme s’il savait de nouveau courir !
Nous voilà rassurés.
A demain.
Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du Mercredi 24 Août : Mercredi 24 Août



