E432: Jeudi 06 Avril // Villers-Hénon – Barcy

E432: Jeudi 06 Avril // Villers-Hénon – Barcy

55,43km – 7h48’

Ce matin départ à 8h15. Cela fait deux soirs de suite que Serge veille… il y a du laisser-aller dans l’air…
« C’est bientôt les vacances alors j’ai le droit » nous dit-il. Un point pour l’argumentation.
Roger et Brigitte partent en même temps que nous. Jacky et son ami David, eux, nous attendent au point de départ. Ce qui porte le nombre de personnes gravitant autour de notre coureur à six. Et nous attendons encore du monde aujourd’hui…

Dès le deuxième kilomètre nous atteignons Longpont et son imposante abbaye cistercienne. En partie détruite mais toujours debout (toujours vivaaannte), cette bâtisse n’a pourtant pas été endommagée par la guerre. Alors que celle-ci pouvait abriter une centaine de moines, elle fut vendue à la suite de la révolution française de 1789, dans le cadre de la nationalisation des biens de l’Eglise. Cette loi permettait à la nation de revendre des biens appartenant à l’église catholique afin de renflouer les caisses de l’état. C’est ainsi que cette église fut vendue, et en partie démantelée pour devenir une carrière de pierres déjà taillées. Dommage car le bâtiment en jetait. Finalement il ne fut jamais complètement désossé, et offrit même de nombreux abris aux soldat sénégalais lors de la première Guerre Mondiale avant de finalement être classé monument historique.

Au 15ème kilomètre nous arrivons à Villers-Cotterêts.
L’aéroport Roissy Charles de Gaulle n’est qu’à 54 kilomètres de cette ville. On approche…
Je vous avais promis un compte-rendu académique alors on continue. Les plus vieux écrits humains mentionnant cette ville remontent à l’époque du bon roi Dagobert, en 632. En ces temps pas d’histoire de culottes à l’envers et la ville se résume surtout à une belle bâtisse royale entourée de quelques chaumières. Et le souverain Dagobert aime à venir chasser ici. Les siècles passent, plusieurs guerres civiles aussi. Arrive la Guerre de Cent Ans qui laisse la région déserte pendant un petit moment. Et c’est finalement François 1er, lui aussi plutôt adepte du lâcher de gallinette cendrée, qui va rendre au château de Villers-Cotterêts ses lettres de noblesse.
Les nombreux aller-retour du roi qui s’assure lui-même de l’avancée des travaux ramènent de nombreux marchands, aubergistes et artisans qui s’établissent le long du château. Idem pour les ouvriers qui doivent bien se loger. Bref, de nos jours les habitants de Villers-Cotterêts peuvent être redevable à François 1er et sa passion pour la chasse, qui ont insufflé à eux tout seul l’élan de création de cette ville.
Pour être complet, c’est ici que François 1er a décréter que les lois seraient dorénavant écrites en français et non en latin. C’était en 1539, et c’est d’ailleurs ainsi que le français est devenu la langue officielle de notre pays. Et puisque nous sommes dans les lettres c’est aussi dans cette ville qu’est né le célèbre écrivain Alexandre Dumas, auteur des Trois Mousquetaires. Là encore une date qui ne rajeunit personne puisque c’était en 1802.

Une fois sortis de Villers-Cotterêts nous quittons l’Aisne pour rentrer en Oise. Pour finalement en ressortir, et y re-rentrer quelques centaines de mètres plus tard. A l’origine de ce micmac : un bras d’Aisne, lui même enclavant un bout d’Oise au beau milieu de la forêt. Vous suivez ? Drôle de façon de découper les territoires ici…

Reste que quelques kilomètres plus tard nous sommes définitivement dans l’Aisne. Thibault viens nous retrouver à Betz. Professeur, ce dernier a profité d’un jeudi plutôt léger pour venir courir les 20 derniers kilomètres avec Serge.

Notre route, toujours très tranquille, s’engage dans les champs de colza. Ça tombe bien on cherche à refaire le plein d’huile pour le 4×4. Pour information, la France est 5ème producteur mondial derrière l’Allemagne, l’Inde, la Chine mais surtout le number one : le Canada et ses 22% de production mondiale.

Evidemment la journée, encore plus courte que les précédentes avec 55 kilomètres de parcours, passe très très vite. Surtout depuis que Brigitte a repris la cuisine en main… brioche fourrée au jambon fumé, fromage et crème, cake à la banane, chocolats chauds… bref, une avalanche de saveur…

Notre étape s’arrête à Barcy. Barcy en Seine-et-Marne, et non au bord de la Seine…
En attendant rendez-vous demain, pour l’avant-dernière étape !

Données de la montre Epix: Garmin Connect
Parcours du vendredi 07 avril: Etape 433 partie 1 et partie 2